Rdc-Rwanda : un an après l’accord trump, un bilan contrasté

Un an après la signature de l’accord de paix négocié sous l’égide de Donald Trump, les relations entre la République démocratique du Congo (RDC) et le Rwanda restent marquées par les tensions et la méfiance. L’initiative américaine, qui visait à mettre fin à des décennies de conflit et à stabiliser la région des Grands Lacs, n’a pas tenu toutes ses promesses. Si des avancées diplomatiques ont été enregistrées, les affrontements avec le groupe rebelle M23, soutenu par Kigali selon Kinshasa, se poursuivent dans l’est de la RDC.

Une médiation ambitieuse mais fragile

L’accord conclu à Washington en juin 2025 prévoyait un cessez-le-feu immédiat, le désarmement des groupes armés et un dialogue politique inclusif. Les présidents Félix Tshisekedi et Paul Kagame s’étaient engagés à normaliser leurs relations. Pourtant, sur le terrain, la situation sécuritaire demeure volatile. Les violences dans les provinces du Nord-Kivu et du Sud-Kivu n’ont pas cessé, et le M23 contrôle encore plusieurs localités stratégiques, notamment autour de Goma.

Des divergences persistantes

Les griefs historiques entre les deux pays sont loin d’être résolus. La RDC accuse le Rwanda de continuer à soutenir les rebelles du M23, tandis que Kigali dénonce la présence de groupes armés rwandais hostiles sur le sol congolais. La médiation américaine, bien que saluée sur le principe, n’a pas su créer une dynamique de confiance durable. Les discussions multilatérales, notamment via les processus de Nairobi et de Luanda, peinent à produire des résultats concrets.

Malgré tout, l’accord a permis d’éviter une escalade directe entre les deux armées et a ouvert la voie à des échanges économiques timides. Mais pour de nombreux observateurs, le chemin vers une paix véritable reste long. Sans une pression soutenue de Washington et une volonté politique renouvelée à Kinshasa et Kigali, les fragiles acquis de cette médiation risquent de s’effriter.