Bamako, juillet 2026 — Le numérique s’impose comme un pilier central des échanges entre les États du Sahel. À Bamako, la quatrième édition de la Semaine du Numérique du Mali (SENUMA) a ouvert ses portes le 28 juillet, avec une participation remarquée du Niger. L’événement, qui se poursuit jusqu’au 1er août, met en lumière les enjeux cruciaux de la transformation digitale pour les administrations, les entreprises et les citoyens.
Placée sous le thème « l’écosystème numérique au Mali : bilan, défis et perspectives pour une transition digitale réussie », cette édition rassemble des acteurs clés du secteur. L’objectif ? Explorer les mutations en cours et tracer des pistes concrètes pour moderniser les services publics et privés.
Un engagement majeur du Niger au sein de l’Alliance des États du Sahel
La présence nigérienne à la SENUMA ne relève pas du hasard. Dans le cadre de leur coopération au sein de l’Alliance des États du Sahel (AES), le Niger et le Mali ambitionnent de mutualiser leurs expertises pour faire du numérique un levier de souveraineté et de développement. Cette collaboration s’inscrit dans une dynamique régionale où chaque État apporte ses solutions face aux défis communs.

Une délégation nigérienne pluridisciplinaire à Bamako
Le Niger, invité d’honneur aux côtés du Burkina Faso, a déployé une délégation composée de plusieurs institutions stratégiques. Parmi elles :
- Le Ministère de la Communication et des Nouvelles Technologies de l’Information
- L’Agence Nationale pour la Société de l’Information (ANSI)
- L’Autorité de Régulation des Communications Électroniques et de la Poste (ARCEP)
- Niger Poste
- L’École Supérieure des Communications Électroniques et de la Poste (ESCEP-Niger)
Cette diversité reflète une volonté claire : intégrer la régulation, la formation, les infrastructures et les services numériques dans une approche unifiée. L’objectif est de faire du numérique un levier transversal pour l’ensemble des secteurs publics et privés.

Le numérique, un outil de résilience pour le Sahel
Les discussions à Bamako soulignent l’importance du numérique face aux contraintes économiques, administratives et sécuritaires qui pèsent sur la région. Dans ce contexte, les outils digitaux deviennent un atout majeur pour moderniser les États et améliorer la qualité des services rendus aux populations.
Pour le Niger, cette participation à la SENUMA représente une opportunité unique d’échanger avec le Mali et les autres pays invités. L’enjeu ? Capitaliser sur les bonnes pratiques, renforcer les compétences locales et développer des solutions adaptées aux réalités sahéliennes.

Vers une intégration numérique renforcée dans l’espace sahélien
La SENUMA 2026 arrive à un moment décisif pour les États de la région. Leur ambition ? Renforcer leur autonomie technologique et faire du numérique un vecteur de croissance inclusive. Au-delà des échanges, l’enjeu est de transformer les idées en actions concrètes pour les administrations, les entreprises et, avant tout, les citoyens.
Le Niger, présent aux côtés du Mali et du Burkina Faso, apporte sa pierre à l’édifice. Les discussions engagées à Bamako devraient ouvrir la voie à une coopération numérique plus étroite, où chaque expérience locale contribue à bâtir un écosystème sahélien plus résilient et innovant. La SENUMA 2026 s’achève le 1er août, mais les fruits de ces échanges promettront de s’inscrire dans la durée.