Vie chère à Dakar : des prix plus élevés qu’à Paris, retour sur les écarts surprenants

Vie chère à Dakar : des prix plus élevés qu’à Paris, retour sur les écarts surprenants

Vie chère à Dakar : des prix plus élevés qu'à Paris, retour sur les écarts surprenants

Une vidéo devenue virale met en lumière l’inflation à Dakar, où des produits du quotidien comme le poulet, affiché à 2 610 F CFA le kilo, dépassent désormais les prix pratiqués à Paris. Une réalité qui aggrave les difficultés de pouvoir d’achat pour les ménages sénégalais.

Le Sénégal, souvent classé parmi les pays les plus pauvres au monde, affiche paradoxalement l’un des coûts de la vie les plus élevés d’Afrique. Cette situation s’est encore illustrée avec la résurgence d’une vidéo comparant les prix des biens de consommation courante entre Dakar et la capitale française. Alors que les prix explosent à la pompe et dans les rayons, cette analyse a de quoi interroger.

Publiée fin 2025 par un créateur de contenu français, cette vidéo a été largement relayée ces derniers jours sur les réseaux sociaux, dans un contexte où les Sénégalais subissent une hausse généralisée des prix, y compris celui des carburants.

Des écarts de prix qui interpellent

Les chiffres parlent d’eux-mêmes : un kilo de poulet, vendu 2 610 F CFA à Dakar, coûte seulement 2 300 F CFA à Paris. Le beurre de marque « Elle & Vire » suit la même tendance, avec 2 990 F CFA au Sénégal contre 1 990 F CFA en France. L’huile, produit de base dans l’alimentation sénégalaise, s’affiche à 6 990 F CFA à Dakar, contre 6 000 F CFA à Paris.

Les écarts se creusent encore davantage pour des produits moins essentiels. Un paquet de céréales Chocapic, proposé à 1 990 F CFA en France, atteint 5 250 F CFA au Sénégal — soit plus du double. Même constat pour une bouteille d’adoucissant Soupline, facturée 9 990 F CFA à Dakar contre 5 600 F CFA à Paris. Ces différences, révélées par la vidéo, ont surpris de nombreux internautes sénégalais.

Au-delà des produits alimentaires, la hausse des prix à Dakar touche également le logement et les carburants, dont les tarifs viennent d’être révisés à la hausse par les autorités. Une situation loin d’être anodine : selon un classement 2024, le Sénégal figure au deuxième rang des pays africains où la vie est la plus chère, juste derrière la Côte d’Ivoire.