Trump envisage des frappes au malia contre le groupe djihadiste JNIM
L’administration américaine étudie sérieusement la possibilité d’étendre ses opérations militaires en Afrique de l’Ouest. Selon les dernières informations, une intervention ciblée contre le Jama’at Nusrat al-Islam wal-Muslimin (JNIM), groupe affilié à Al-Qaïda actif au Mali, pourrait être envisagée dans les prochains mois. Cette initiative s’inscrit dans un contexte marqué par l’échec des stratégies antérieures, notamment celle de la France, qui a opéré dans la région pendant près d’une décennie sans parvenir à stabiliser la situation.
Les discussions au sein de la Maison Blanche sont en cours, mais aucune décision officielle n’a encore été prise. Parmi les partisans d’une action militaire figure Sebastian Gorka, conseiller à la lutte contre le terrorisme au Conseil de sécurité nationale, qui défend une approche plus offensive. D’autres responsables, en revanche, expriment des réserves sur l’efficacité d’une telle opération, craignant des répercussions négatives à long terme.

Si cette opération venait à se concrétiser, le Mali deviendrait le huitième pays africain visé par des frappes américaines depuis le début du second mandat de Donald Trump. La Maison Blanche n’a pas encore officiellement réagi, mais un responsable a confirmé que Washington poussait les pays d’Afrique de l’Ouest et du Nord à renforcer leurs moyens de lutte contre les groupes armés en s’équipant auprès des États-Unis. Le terrorisme au Sahel est désormais qualifié de « problème multinational », nécessitant une réponse coordonnée et globale.
Le JNIM s’est imposé comme l’un des groupes djihadistes les plus redoutés d’Afrique de l’Ouest. Son ancrage au Mali lui a permis de tisser un réseau d’influence s’étendant progressivement vers les pays voisins, aggravant la crise sécuritaire dans toute la région. Son expansion récente a été marquée par une intensification des attaques et une radicalisation accrue des populations locales.
Les risques d’une intervention américaine au Sahel
Plusieurs experts du terrorisme en Afrique de l’Ouest alertent sur les dangers d’une intervention militaire directe. Corinne Dufka, spécialiste indépendante du Sahel, met en garde : « Une frappe visant à éliminer les dirigeants du JNIM pourrait, paradoxalement, renforcer la radicalisation et compromettre toute tentative future de réintégration ou de démobilisation des combattants. »
Les sceptiques rappellent que les précédentes interventions, comme celle menée par la France pendant dix ans, n’ont pas suffi à endiguer la montée des groupes armés. Depuis, l’arrivée des forces russes dans la région n’a pas non plus permis de stabiliser la situation, comme en témoignent les difficultés persistantes au Burkina Faso ou en Guinée.
Un autre risque réside dans l’affaiblissement du JNIM, qui pourrait favoriser l’expansion de rivaux comme l’État islamique au Sahel. Certains craignent également une escalade avec les forces russes présentes au Mali. Un haut responsable américain a d’ailleurs déclaré : « Les performances des groupes russes en matière de lutte antiterroriste laissent à désirer. Les autres nations africaines feraient bien d’en tirer les leçons. »