Côte d’Ivoire: plus de 8 500 sites d’orpaillage illégal démantelés en moins de six ans

Le Président de la République, Alassane Ouattara, a présidé une réunion du Conseil national de sécurité consacrée à l'examen de la situation sécuritaire générale du pays.

La réunion du CNS a été l’occasion pour le Chef de l’État d’informer sur les résultats enregistrés dans la lutte contre l'orpaillage illégal grâce aux actions du Groupement spécial de lutte contre l'orpaillage illégal (GS-LOI).

Le bilan présenté couvre la période allant de 2021 au premier semestre 2026.

Il fait état du déguerpissement de plus de 8 500 sites d'orpaillage illégal sur l'ensemble du territoire national. Les opérations conduites par le GS-LOI ont également permis le défèrement de 4 474 individus, dont 65 % de ressortissants étrangers, la saisie de plus de 960 millions de FCFA ainsi que d'environ 136 kilogrammes d'or.

Malgré ces résultats jugés encourageants, le Conseil national de sécurité a déploré la persistance, voire l’expansion, de l’orpaillage illégal dans plusieurs régions du pays.

Le CNS estime que cette activité continue de constituer une menace sérieuse en raison de ses impacts sur l’environnement, la sécurité nationale, les ressources naturelles et l’économie ivoirienne.

Face à cette situation, le Chef de l’État a instruit le Premier ministre de prendre toutes les mesures nécessaires pour intensifier la lutte contre ce phénomène.

Parmi les principales orientations retenues figure le renforcement de la responsabilité des autorités administratives, traditionnelles et coutumières, ainsi que des Forces de défense et de sécurité, notamment à travers les Comités départementaux de sécurité (CDS) et les Cellules civilo-militaires (CCM) placés sous l’autorité des préfets.

Le Président de la République a également demandé une collaboration accrue avec les représentations diplomatiques des pays d’origine des orpailleurs illégaux étrangers afin de renforcer les actions de sensibilisation et de faciliter le rapatriement des personnes impliquées.

Le Conseil a, en outre, insisté sur l'application rigoureuse des textes répressifs contre toute personne physique ou morale impliquée dans cette activité.

Le Conseil national de sécurité a décidé d’accroître les capacités opérationnelles du GS-LOI ainsi que celles des unités des Forces de défense et de sécurité intervenant en coordination avec ce groupement.