Sanctions américaines et reddition de combattants dans l’est de la RDC
Washington a imposé des sanctions financières et juridiques à deux responsables de groupes armés évoluant dans l’est de la République démocratique du Congo (RDC), les accusant de graves violations des droits humains et d’attaques contre les populations civiles.
Les mesures visent Gustave Kubwayo, cadre des Forces démocratiques de libération du Rwanda (FDLR), et John Imani Nzenze, présenté comme le chef du renseignement de l’Alliance Fleuve Congo/M23 (AFC-M23). Les autorités américaines justifient ces sanctions par leur volonté de renforcer la paix et la stabilité dans la région des Grands Lacs et de contraindre les acteurs du conflit à respecter leurs engagements internationaux, notamment les Accords de Washington pour la paix et la prospérité ainsi que le processus de Doha.
Selon Washington, Gustave Kubwayo serait impliqué dans des exactions attribuées aux FDLR, parmi lesquelles des violences à caractère ethnique, le recrutement d’enfants soldats, des violences sexuelles et des attaques transfrontalières menaçant la sécurité du Rwanda. Quant à John Imani Nzenze, il est accusé d’avoir joué un rôle clé au sein du M23, groupe que les États-Unis considèrent comme soutenu par le Rwanda. Ils lui imputent plusieurs meurtres, des violations graves des droits humains et des attaques répétées contre des communautés civiles dans l’est de la RDC.
En parallèle, l’armée congolaise a annoncé la reddition de 204 combattants de l’AFC-M23 au cours des mois d’avril et de mai 2026. Selon les autorités militaires, ces ex-combattants se sont rendus dans plusieurs zones opérationnelles des provinces du Nord-Kivu et du Sud-Kivu, notamment à Lubero, Rutshuru, Masisi et Kalehe. Les forces armées indiquent avoir pris en charge ces combattants et lancent un appel aux autres éléments encore actifs dans les zones forestières à déposer les armes et à rejoindre le processus de reddition.
Ces développements surviennent alors que les affrontements se poursuivent entre l’AFC-M23 et les Forces armées de la RDC, soutenues par les groupes d’autodéfense Wazalendo. Les combats demeurent particulièrement intenses dans plusieurs territoires du Nord-Kivu et du Sud-Kivu, où la situation sécuritaire reste très préoccupante.