Critiques et inquiétudes autour de l’absence prolongée de Paul Biya au Cameroun
Cameroun : critiques et inquiétudes autour de l’absence prolongée de Paul Biya
Le Rassemblement démocratique du peuple camerounais (RDPC) a convoqué, mercredi, une réunion de ses principaux responsables, quarante-cinq jours après le départ de Paul Biya pour un séjour privé en Europe. Aucune information n’a été communiquée sur un éventuel retour du chef de l’État. Dans ce climat, le parti présidentiel défend le fonctionnement normal des institutions, tandis que plusieurs responsables de l’opposition réclament des éclaircissements sur l’exercice du pouvoir et les dispositions prévues en cas d’absence prolongée du président.
L’opposition demande des clarifications
L’absence prolongée du chef de l’État a ravivé les demandes d’explications formulées par plusieurs responsables politiques. Le député Jean-Michel Nintcheu a appelé le Conseil constitutionnel à constater une vacance de la présidence. L’Union démocratique du Cameroun (UDC) adopte une approche différente. Le parti affirme ne pas vouloir spéculer sur la situation personnelle de Paul Biya, mais estime que la continuité de l’État ne peut reposer sur le silence ou les suppositions.
Une Constitution peu précise sur les absences prolongées
La législation camerounaise ne fixe pas de durée maximale d’absence du chef de l’État hors du territoire national. Plusieurs analystes estiment que cette situation mérite un examen institutionnel, mais aucun texte ne prévoit le délai à partir duquel le Conseil constitutionnel devrait se prononcer.