Rupture politique au Sénégal entre diomaye faye et sonko
Crise institutionnelle au Sénégal : la fin d’une alliance historique
Le président Bassirou Diomaye Faye a rompu définitivement le 22 mai ses liens avec son ancien allié et ex-premier ministre Ousmane Sonko, mettant fin à une collaboration politique qui avait marqué l’histoire récente du Sénégal. Cette séparation survient après des mois de tensions croissantes entre les deux hommes, qui avaient pourtant mené ensemble une bataille victorieuse contre l’ancien chef de l’État Macky Sall en avril 2024.
Le tandem Faye-Sonko, porté par le mouvement « Diomaye Moy Sonko » (« Diomaye c’est Sonko » en wolof), incarnait une nouvelle dynamique politique au Sénégal. Ousmane Sonko, empêché de se présenter à l’élection présidentielle en raison d’une condamnation pour diffamation ayant entraîné la perte de ses droits civiques, avait choisi de soutenir Bassirou Diomaye Faye tout en visant le poste de chef du gouvernement. Une stratégie qui visait à conserver l’influence du Pastef, leur parti commun, tout en plaçant un proche à la tête de l’État.
De l’alliance indéfectible aux divisions irréparables
Pendant plus de douze ans, Bassirou Diomaye Faye et Ousmane Sonko avaient formé un duo inséparable au sein du Pastef (Patriotes africains du Sénégal pour le Travail, l’Éthique et la Fraternité). Pourtant, à peine deux ans après leur accession au pouvoir, les divergences sont devenues ingérables. Les désaccords se sont multipliés, transformant une relation autrefois solide en un conflit ouvert qui secoue désormais les institutions sénégalaises.
Cette rupture brutale laisse le pays dans une situation politique instable, alors que le président Faye doit désormais gérer les conséquences d’une séparation qui menace la stabilité gouvernementale et la cohésion nationale.

Un héritage politique en question
Les observateurs s’interrogent désormais sur l’avenir du Pastef, qui a joué un rôle clé dans la transition démocratique sénégalaise. Les prochaines semaines seront cruciales pour comprendre comment cette scission va impacter la gouvernance du pays et les relations entre les différentes forces politiques. Une chose est certaine : le slogan « Diomaye Moy Sonko » appartient désormais au passé, laissant place à une nouvelle réalité politique dont les contours restent à définir.