Une réunion décisive se tient ce jeudi à la préfecture du Rhône pour organiser les dispositifs de sécurité autour du barrage retour de Ligue des champions entre l’Olympique Lyonnais et Fenerbahçe, programmé le 26 août. Les autorités locales et les responsables du club rhodanien coordonnent les actions à mettre en place face à un contexte jugé sensible.
Les services de l’État anticipent d’éventuels débordements liés aux affrontements entre groupes ultras, une menace renforcée par la forte présence de la diaspora turque à Lyon et l’afflux attendu de supporters de Fenerbahçe. La rencontre est classée parmi les plus risquées de la saison en Ligue des champions.
Rappelons qu’en avril 2017, lors du quart de finale aller de Ligue Europa opposant l’OL au Besiktas, des échauffourées avaient éclaté dans les gradins nord, nécessitant l’intervention des forces de l’ordre. Plus récemment, en octobre 2024, la venue des supporters du Besiktas avait déjà donné lieu à un match à très haut risque, avec seulement 30 000 spectateurs présents en raison des restrictions imposées.
Un accès strict aux billets pour limiter les risques
Dès ce jeudi matin, l’OL ouvre sa billetterie en ligne exclusivement à ses abonnés, à raison de 12 euros minimum par place. Chaque abonné pourra acquérir jusqu’à quatre billets pour le match du 26 août. Une mesure radicale vise à contrôler l’affluence : la revente des billets est strictement interdite. Les abonnés sont également informés que leur responsabilité pénale pourrait être engagée si un spectateur utilisant un billet acheté via leur compte commet une infraction dans l’enceinte du Groupama Stadium. Une résiliation immédiate de l’abonnement sans remboursement est prévue en cas de manquement.
Une billetterie segmentée pour écarter les spectateurs non encadrés
Après la phase réservée aux abonnés, la billetterie sera ouverte progressivement aux spectateurs habituels du club, selon les listes internes. Cette stratégie vise à empêcher l’accès aux personnes ayant récemment acquis des billets pour d’autres rencontres, comme le tour retour de Ligue des champions contre le Sparta Prague. L’objectif est clair : éviter la présence de supporters turcs non encadrés dans les tribunes.
