Niamey traque les détournements : la coldeff récupère 74 milliards de fcfa

Niamey traque les détournements : la COLDEFF récupère 74 milliards de FCFA

Le Niger franchit une étape décisive dans la lutte contre les malversations financières. Sous l’égide de la COLDEFF, une cérémonie officielle a marqué le premier bilan de l’opération « Mains propres ». Dans les salons du Palais présidentiel, les autorités ont dévoilé des résultats sans précédent : 74 milliards de francs CFA ont été restitués au Trésor public. Un coup de balai qui secoue les ministères et les milieux économiques de Niamey.

Ce montant record inclut une progression spectaculaire, avec 12 milliards de francs supplémentaires récupérés en seulement douze mois. Pourtant, ce chiffre ne reflète qu’une partie de l’effort : les biens mobiliers et immobiliers confisqués (véhicules, terrains, etc.) ne sont pas comptabilisés dans ce bilan. Une manne financière qui aurait pu être encore plus conséquente si toutes les saisies avaient été monétisées.

La COLDEFF mise sur les sanctions financières plutôt que l’emprisonnement

Le chef de l’État a reçu les responsables de la COLDEFF pour saluer leur travail. La stratégie du pouvoir s’articule autour d’un principe clair : « Le châtiment passe par le portefeuille ». Plutôt que de recourir à des emprisonnements, les autorités privilégient les amendes et les remboursements intégraux des fonds détournés. Une approche pragmatique, loin des excès judiciaires, pour restaurer la confiance et rassurer les partenaires internationaux.

« Notre objectif n’est pas d’encombrer les prisons, mais de panser les plaies économiques de la Nation. »

Cette ligne directrice vise à concilier fermeté et modération. Les autorités promettent de ne pas humilier les contrevenants, à condition qu’ils restituent jusqu’au dernier franc. Une méthode qui cherche à préserver l’image du pays tout en luttant contre la corruption.

Un trésor public à l’épreuve des attentes populaires

Dans les rues de Niamey, l’opinion s’interroge : que deviendra cette manne financière de 74 milliards ? Face aux défis climatiques et aux besoins criants du développement, les Nigériens attendent des actions concrètes. Les milliards récupérés pourraient-ils soulager les budgets des collectivités locales ou financer des infrastructures essentielles ? La COLDEFF, elle, ne compte pas s’arrêter là et promet de poursuivre ses investigations avec la même détermination.