Mali : primes financières pour traquer les chefs du JNIM

Des récompenses alléchantes pour démanteler le JNIM au Mali

Le gouvernement malien a lancé une initiative inédite visant à accélérer la neutralisation des réseaux du Jama’at Nasr al-Islam wal Muslimin (JNIM). Désormais, toute personne fournissant des renseignements permettant d’identifier ou de localiser des figures clés du groupe sera récompensée financièrement. Cette mesure s’inscrit dans une stratégie plus large pour renforcer la sécurité intérieure et protéger les populations.

Des montants records pour les têtes les plus recherchées

Parmi les cibles prioritaires, Iyad Ag Gali, chef historique du JNIM, se voit attribuer la plus forte prime : 2 milliards de francs CFA, soit environ 3,55 millions de dollars. Cette somme reflète l’importance stratégique accordée à sa neutralisation, selon les autorités. Plusieurs autres membres du groupe, dont des responsables régionaux, bénéficient également de récompenses, bien que moins élevées.

La liste des personnes recherchées inclut notamment El Ghabas Ag Antala, une figure majeure des mouvements touaregs du Nord, dont l’arrestation pourrait fragiliser les réseaux logistiques des groupes armés dans cette zone.

Un contexte sécuritaire tendu au Mali

Cette annonce intervient après une série d’attaques attribuées au JNIM en avril, marquées par des pertes humaines et matérielles. Les autorités évoquent la mort du ministre de la Défense et des blessés parmi les forces de sécurité, ainsi que des combats intenses dans les régions désertiques du Nord. Ces événements ont ravivé les craintes d’une résurgence de l’influence des groupes jihadistes dans un pays déjà fragilisé par une crise multidimensionnelle.

La décision a été officialisée à Bamako sous la signature du général de division Daoud Ali Mohamedine, ministre malien de la Sécurité et de la Protection civile. Elle s’ajoute aux efforts déployés par les autorités pour reprendre le contrôle des territoires occupés et restaurer la confiance des populations.