Les nouvelles mesures de la LFR 2026 pour soutenir l’économie gabonaise
Une fiscalité orientée vers le « Made in Gabon »
La Loi de finances rectificative (LFR) 2026 adoptée par le Sénat fait également de la fiscalité un outil de politique économique en faveur du « Made in Gabon ». À travers plusieurs exonérations, taux réduits de TVA et avantages ciblés, le gouvernement entend améliorer la compétitivité des entreprises locales, encourager la transformation industrielle et réduire la dépendance du pays aux importations.
Dans un contexte marqué par la volonté de diversifier l’économie, les autorités choisissent d’agir sur le levier fiscal pour stimuler l’investissement productif. L’objectif est de créer un environnement plus favorable aux entreprises qui produisent, transforment ou valorisent les ressources sur le territoire gabonais, tout en soutenant le pouvoir d’achat des consommateurs.
Soutenir l’industrie et réduire les importations
Le texte prévoit également des exonérations de TVA sur plusieurs produits fabriqués localement, notamment certaines huiles de table et l’eau minérale naturelle produite au Gabon. Ces avantages fiscaux visent à améliorer la compétitivité des producteurs nationaux face aux produits importés, tout en favorisant la création de valeur ajoutée sur le territoire.
Au-delà des allègements fiscaux, cette réforme traduit une orientation économique assumée. En réduisant la pression fiscale sur certaines productions locales, le gouvernement espère attirer de nouveaux investissements industriels, encourager la transformation des matières premières et développer des filières capables de répondre davantage aux besoins du marché national.
Cette stratégie s’inscrit dans une vision plus large de souveraineté économique. En utilisant la fiscalité comme levier de compétitivité, la LFR 2026 cherche à renforcer le tissu industriel, créer des emplois et réduire progressivement la dépendance du Gabon vis-à-vis des importations.