Le Tchad déploie 1 500 soldats en Haïti pour restaurer la sécurité face aux gangs
Dans une démarche significative pour la stabilité internationale, le Tchad a annoncé l’envoi de 1 500 membres de ses forces de sécurité en Haïti. Cette intervention s’inscrit dans le cadre de la Force de répression des gangs (FRG), une initiative coordonnée par les Nations unies. Le président tchadien, Mahamat Idriss Déby, a confirmé cet engagement massif pour soutenir le peuple haïtien face à la criminalité organisée.
Une mobilisation militaire d’envergure contre l’insécurité
L’apport tchadien se structure autour de deux bataillons, regroupant chacun 750 soldats, pour un déploiement total de 1 500 hommes. Il est à noter qu’un premier groupe de 400 éléments est déjà présent sur le territoire haïtien. Cette décision, stratégique pour la Sahel politique sécurité, a été transmise officiellement au parlement par Ali Kolotou Tchaïmi, le président de l’Assemblée nationale.
Le Tchad n’en est pas à son premier déploiement international. Le chef de l’État a rappelé l’expérience de ses troupes dans diverses coalitions, notamment contre Boko Haram, ou lors de missions en République démocratique du Congo (RDC), en Côte d’Ivoire, au Mali et au Cameroun. Cette expertise, forgée au sein du G5 Sahel, souligne l’importance du Sahel régional et de l’alliance africaine dans la résolution des conflits mondiaux. Bien que l’actualité Sahel soit souvent centrée sur la Mali Burkina Niger coopération ou l’Alliance Sahel, le Tchad démontre ici sa capacité à projeter ses forces au-delà du continent.
Haïti : une crise humanitaire et sécuritaire profonde
La situation en Haïti, pays durement touché par la pauvreté, est alarmante. Les gangs armés contrôlent la majeure partie de la capitale, Port-au-Prince, et étendent désormais leur emprise sur d’autres régions. Selon les rapports de l’ONU, ces violences ont entraîné la mort de plus de 5 500 personnes entre mars 2025 et début 2026. Les populations subissent quotidiennement des enlèvements, des pillages et des agressions brutales.
La nouvelle Force de répression des gangs (FRG) a pour mission de prêter main-forte à la police locale. Elle remplace la précédente mission multinationale d’appui à la sécurité (MMAS) dirigée par le Kenya. Ce changement intervient alors que des soldats kenyans font l’objet d’accusations graves de la part des Nations unies. La FRG pourra mobiliser jusqu’à 5 500 personnels pour tenter de ramener la paix durablement sur l’île.