Intégration des AME au Bénin : Anselme Amoussou salue la volonté politique du chef de l’État
À l’issue d’une séance de travail tenue au Palais de la Marina autour du président Romuald Wadagni, Anselme Amoussou, secrétaire général de la Confédération des syndicats autonomes du Bénin (CSA-Bénin), a exprimé son optimisme quant aux engagements pris par l’exécutif. Cette rencontre élargie aux centrales syndicales et aux faîtières des Aspirants au Métier d’Enseignant (AME) a abouti à des arbitrages concrets, entérinant une série de garanties professionnelles majeures obtenues par la corporation après des années de revendications.
Se félicitant de l’atmosphère d’écoute et de la détermination affichée par les autorités à la veille de la rentrée des classes, Anselme Amoussou a mis en exergue la portée de ces arbitrages.
« L’ambiance dans laquelle nous avons échangé, la posture qui a été celle du chef de l’État, nous donnent le sentiment qu’il s’agit d’une volonté politique réelle et qu’il a vraiment la ferme intention de faire en sorte que cette situation des AME puisse effectivement se résoudre. », a confié le responsable syndical.
Les acquis majeurs obtenus par les AME
Les concertations ont permis de sceller plusieurs gains décisifs pour la régularisation de la situation de ces enseignants. En premier lieu, l’obligation initiale de passer un nouveau test d’évaluation a été définitivement abandonnée au profit d’un recrutement direct sur titre, fondé sur l’expérience et la qualification déjà démontrées en classe, sous réserve d’avoir accompli trois contrats successifs.
En outre, les bénéficiaires rejoindront l’administration sous le statut d’Agent contractuel de droit public des collectivités territoriales décentralisées (ACDPCTD), une formule garantissant une cotutelle fluide entre les ministères sectoriels et les communes tout en ouvrant plus aisément les portes des crédits bancaires et des services financiers.
Sur le plan social, la continuité de l’affiliation à la Caisse nationale de sécurité sociale (CNSS) reste pleinement assurée, évitant toute rupture administrative. L’alignement sur les limites d’âge de la Fonction publique, fixées à 35 ans pour les catégories C et D et à 40 ans pour les catégories A et B, vise quant à lui à garantir aux agents les 15 années de cotisation indispensables pour prétendre à une pension de retraite.
Enfin, le calendrier retient le traitement prioritaire de la promotion 2019, qui concentre à elle seule plus de la moitié des effectifs globaux, avant l’extension progressive du processus aux cohortes suivantes.
Ce consensus social amorce ainsi la sortie progressive de la précarité pour des milliers de pédagogues et pose les bases d’une année scolaire apaisée sur toute l’étendue du territoire national.