Gazoduc Nigeria-Maroc : démarrage des études topographiques en Afrique de l’Ouest
Un projet énergétique majeur en Afrique de l’Ouest
Le projet de gazoduc Nigeria-Maroc entre dans une phase décisive avec le lancement des premières études topographiques sur son tracé terrestre. Ce pipeline, qui s’étendra sur plus de 5 600 kilomètres, reliera le Nigeria au Maroc en traversant plusieurs pays d’Afrique de l’Ouest, dont la Mauritanie et le Sénégal.
Des investigations techniques approfondies
Le cabinet marocain Etafat, spécialisé en études et ingénierie, a débuté ces travaux après une réunion de coordination avec l’Office national des hydrocarbures et des mines (ONHYM) et la Nigerian Petroleum Company (NNPC). Ce projet, considéré comme stratégique, mobilise également le groupe français Fondasol pour des analyses géophysiques et géotechniques.
Selon Stéphane Ciesielski, directeur des activités internationales de Fondasol, ces études topographiques sont bien plus complexes que les investigations en milieu offshore. Elles intègrent des critères techniques, logistiques et fonciers pour déterminer le tracé optimal du gazoduc.
Des défis logistiques et environnementaux
L’expert en énergie Amin Bennouna souligne que ces investigations doivent tenir compte des infrastructures existantes, comme les routes ou les zones urbaines en expansion. « Ces opérations terrestres nécessitent une analyse approfondie des contraintes locales pour garantir la faisabilité du projet », précise-t-il.
Un pipeline au service du développement régional
Ce gazoduc, estimé à 25 milliards de dollars, vise à renforcer la coopération énergétique entre les pays africains et à sécuriser l’approvisionnement en gaz pour l’Europe via le réseau marocain. Une fois achevé, il connectera le Nigeria au Maroc, où il sera relié au Gazoduc Maghreb-Europe.
Les études, prévues jusqu’au printemps 2025, marqueront une étape clé avant la prise de décision finale d’investissement, attendue pour fin 2024.