Crise humanitaire au Mali blocus et famine s’aggravent
crise humanitaire au Mali : blocus terroriste et famine s’aggravent
Le Mali fait face à une crise humanitaire sans précédent. Depuis des mois, des groupes armés imposent un blocus meurtrier dans plusieurs régions du pays, plongeant les populations dans une situation de famine dramatique. Malgré les appels au secours lancés par les habitants, le gouvernement malien maintient une position inflexible : aucun dialogue avec les « terroristes ».
une stratégie militaire plutôt qu’un dialogue politique
Devant le corps diplomatique accrédité à Bamako, le ministre des Affaires étrangères du Mali, Abdoulaye Diop, a réaffirmé l’engagement du gouvernement à combattre les groupes jihadistes sans négocier. « Je dois clarifier que le gouvernement n’envisage pas de dialogue avec les groupes armés terroristes, sans foi ni loi, qui portent la responsabilité des événements tragiques que vivent nos populations depuis des années », a-t-il déclaré sans ambiguïté.
Cette position ferme s’accompagne d’un renforcement militaire sur le terrain. Selon nos informations, le Mali aurait récemment reçu de nouveaux équipements militaires en provenance de Russie, comme l’a rapporté notre correspondant régional, Serge Daniel. L’objectif affiché : reprendre le contrôle de zones stratégiques, notamment la ville de Kidal, actuellement sous occupation jihadiste.
des villes coupées du monde et des populations au bord de la famine
Le blocus imposé par les groupes armés paralyse la vie quotidienne. À Diafarabé, dans la région de Mopti, la situation est particulièrement alarmante. Depuis le 12 mai 2025, la ville est totalement isolée. Les habitants, privés de vivres et de médicaments, vivent dans un désespoir grandissant. Les routes sont bloquées, les convois humanitaires ne peuvent plus circuler, et les rares tentatives pour acheminer des secours se heurtent à la violence des groupes armés.
Un habitant de Diafarabé, joint par téléphone, témoigne de l’urgence absolue de la situation : « Personne ne rentre, personne ne sort. Le blocus est total. Tout ce que nous avions comme vivres est épuisé. C’est la famine qui s’installe. Nous avons échangé avec les responsables du détachement militaire. Ils nous ont promis de nous envoyer des vivres par un convoi prochainement, mais nous attendons toujours. »
Les témoignages se multiplient, révélant un tableau horrifiant : manque de nourriture, pénuries de médicaments, soins insuffisants et isolement total. Les habitants, épuisés par des mois de blocus, n’ont plus que l’espoir d’une aide immédiate pour survivre.
une réponse militaire qui s’intensifie
Pour libérer les axes routiers et reprendre le contrôle des zones occupées, l’armée malienne, soutenue par des mercenaires russes, multiplie les opérations. À Aguelok, dans la région de Kidal, les forces pro-gouvernementales renforcent leur présence après avoir abandonné deux localités voisines. L’objectif ? Rétablir l’ordre et permettre aux populations de circuler à nouveau.
Cependant, ces efforts militaires ne suffisent pas à apaiser la colère et le désarroi des Maliens. Les blocus imposés par les jihadistes continuent de paralyser le pays, et la population, prise en étau entre la violence des groupes armés et l’intransigeance du gouvernement, peine à entrevoir une issue positive.