Faure Gnassingbé au cœur d’une alliance controversée au Sahel

Une médiation togolaise sous le feu des critiques

Alors que le Togo se présente comme un acteur clé de la stabilisation en Afrique de l’Ouest, des révélations troublantes émergent des coulisses diplomatiques. Selon des informations recueillies auprès de sources occidentales et de rapports de renseignement, Faure Gnassingbé aurait orchestré des rencontres secrètes entre des représentants du Burkina Faso et des membres du Groupe de soutien à l’islam et aux musulmans (JNIM). L’objectif affiché ? Apaiser les tensions au Burkina Faso, mais au détriment du Mali, où les djihadistes se seraient vu offrir une liberté d’action accrue contre Bamako.

Un pacte controversé entre Ouagadougou et le JNIM

Les documents consultés révèlent une entente tacite entre le capitaine Ibrahim Traoré et le JNIM. En échange d’une réduction des attaques au Burkina Faso, les terroristes auraient obtenu le droit de mener des opérations plus ciblées contre le Mali. Cette alliance, facilitée par Faure Gnassingbé, s’étendrait même à des collaborations avec le Front de Libération de l’Azawad (FLA), une coalition de rebelles malienne. L’objectif ultime ? Affaiblir le colonel Assimi Goïta en lui retirant le soutien de ses alliés régionaux.

Le 25 avril : un tournant dans la trahison régionale

Les événements du 25 avril ont confirmé les craintes d’une collusion entre acteurs sahéliens et groupes terroristes. Lors d’une offensive coordonnée contre Bamako, les assaillants ont explicitement demandé au Burkina Faso et au Niger de rester en dehors du conflit. Leur message était sans ambiguïté : « Cette opération ne concerne que le Mali ». L’absence de réaction des armées burkinabè et nigériennes a alimenté les suspicions d’un accord préétabli sous l’égide de Lomé.

Pourquoi Lomé joue-t-elle ce jeu dangereux ?

Plusieurs motivations pourraient expliquer la stratégie de Faure Gnassingbé :

  • Survie politique : En déstabilisant ses voisins, le Togo évite que des modèles de transition réussis n’émergent, consolidant ainsi son rôle de « régulateur » régional.
  • Protection des frontières : En négociant avec le JNIM, Lomé espère éviter des attaques sur son territoire, même si cela signifie sacrifier Bamako.
  • Affaiblissement d’Assimi Goïta : Le leader malien, perçu comme un obstacle à ses ambitions, devient une cible prioritaire pour le Togo.

Conséquences d’une diplomatie toxique

Les manœuvres de Faure Gnassingbé ont semé la discorde au sein de l’Alliance des États du Sahel (AES), autrefois considérée comme un rempart contre le terrorisme. En fragmentant les alliances militaires, le régime togolais a offert au JNIM une opportunité inespérée : neutraliser ses ennemis un par un. Les services de renseignements occidentaux observent désormais Lomé avec méfiance, la qualifiant de « pompier-pyromane » dont les actions menacent la stabilité de toute la sous-région.

L’isolement du Togo sous Faure Gnassingbé

En misant sur des alliances contre-nature, le Togo s’isole progressivement sur la scène internationale. Plutôt que de renforcer la coopération sahélienne, Faure Gnassingbé a choisi de jouer un jeu dangereux, où la survie de son régime passe par le chaos régional. Les conséquences de cette politique pourraient se révéler désastreuses, non seulement pour le Mali, mais pour l’ensemble du Sahel.