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Cotonou 2026 : la société civile francophone se mobilise pour façonner l’avenir de la paix
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À l’approche du 20ᵉ Sommet de la Francophonie prévu les 15 et 16 novembre au Cambodge, la société civile francophone a choisi Cotonou comme épicentre stratégique pour poser les bases d’une feuille de route 2026-2028 ambitieuse. Les réactions après cette assemblée plénière de deux jours sont unanimes : la paix ne se décrète pas, elle se construit, et les acteurs de terrain entendent bien en être les architectes.

Une assemblée sous le signe de l’action collective et de la résilience

Louverture de la 16ᵉ Assemblée ordinaire plénière de la Conférence des organisations internationales non gouvernementales (COING) de la Francophonie a marqué un tournant. Sous le thème « Réinvestir dans la paix, mobiliser la société civile francophone pour une prospérité partagée, des territoires résilients et une stabilité durable », les participants ont rappelé que la stabilité va au-delà de l’absence de conflits. Elle repose sur trois piliers essentiels : la justice sociale, l’accès aux services fondamentaux, et la capacité des communautés à affronter les crises, qu’elles soient économiques ou sécuritaires.

La paix, un engagement quotidien pour les citoyens

Les intervenants ont souligné l’urgence d’une approche intégrée. « La paix se nourrit de projets concrets qui améliorent le quotidien des populations », a déclaré l’un des porte-parole. Cette vision s’appuie sur des actions locales, comme des programmes de médiation communautaire ou des initiatives renforçant l’éducation et la santé, pour créer des territoires où résilience et stabilité s’entretiennent mutuellement.

Une société civile déterminée à peser dans les décisions

Les participants à cette rencontre ont placé un accent particulier sur la nécessité d’une collaboration renforcée entre les États, les parlementaires et les ONG. Leur objectif ? Faire entendre la voix des citoyens directement dans les instances de l’Organisation internationale de la Francophonie (OIF). « Trop souvent, les recommandations restent lettre morte faute de traduction concrète. Nous voulons que les propositions issues du terrain deviennent des politiques publiques », a insisté une représentante d’une ONG engagée dans l’accès à l’eau potable.

Vers une Francophonie plus inclusive : les attentes après Cotonou

Les débats ont révélé une volonté commune : que la COING devienne un acteur opérationnel, capable de transformer les idées en réalisations tangibles. Plusieurs pistes ont été explorées :

  • Structurer les réseaux : Renforcer les synergies entre ONG pour une mobilisation plus efficace.
  • Mobiliser des ressources : Développer des partenariats financiers et techniques pour financer des projets locaux.
  • Évaluer l’impact : Mettre en place des indicateurs pour mesurer l’efficacité des actions menées auprès des populations.

Le Bénin, acteur clé d’un dialogue francophone renforcé

En accueillant cette assemblée, le Bénin a réaffirmé son rôle pivot dans le dialogue francophone. « Cotonou incarne cette dynamique où la paix se construit par des actes », a noté un observateur. Avec moins de deux mois avant le Sommet du Cambodge, les participants ressortent de cette réunion avec une feuille de route claire : l’avenir de la Francophonie doit être façonné avec et par les citoyens, pas seulement pour eux. Les prochains mois s’annoncent décisifs pour traduire ces engagements en résultats concrets.

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