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Après la signature du mémorandum Conseil de l’Entente-UNOWAS, quelles réactions et quelles suites pour la paix régionale ?
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La signature d’un Mémorandum d’Entente entre le Conseil de l’Entente et le Bureau des Nations Unies pour l’Afrique de l’Ouest et le Sahel (UNOWAS), le mardi 29 septembre 2026 à Abidjan-Cocody, suscite des réactions et ouvre de nouvelles perspectives pour la paix et la stabilité en Afrique de l’Ouest et au Sahel. Ce partenariat de trois ans vise à conjuguer les efforts face à des défis sécuritaires, politiques, humanitaires et institutionnels persistants. Les réactions des acteurs et les suites concrètes de cet accord sont au cœur des attentes.


Les deux institutions entendent préserver et renforcer les espaces de concertation entre les États et les organisations régionales. Ce mémorandum s’articule autour de trois priorités majeures, dont la mise en œuvre devrait produire des effets tangibles dans les mois à venir.


Trois axes de coopération pour des résultats concrets


La première priorité porte sur la diplomatie préventive, la médiation et le dialogue politique. Des consultations stratégiques, des initiatives de bons offices et des actions de facilitation seront menées. Ces mécanismes devraient permettre d’anticiper les crises et de rapprocher les positions entre États et configurations régionales.


La deuxième priorité concerne la paix et la résilience dans les zones frontalières. Les deux institutions travailleront sur la prévention des conflits, le renforcement de la cohésion sociale et la participation des jeunes et des femmes aux initiatives de paix. Ces actions devraient avoir un impact direct sur les populations des zones les plus vulnérables.


Le troisième axe est consacré au renforcement institutionnel et à l’analyse stratégique. Le partage d’informations, les études conjointes, l’assistance-conseil et le développement des capacités du Conseil de l’Entente figurent parmi les mesures prévues. Ces efforts devraient consolider la plateforme de dialogue et de facilitation diplomatique que représente le Conseil de l’Entente.


Les réactions des responsables : entre espoir et engagement


Présent à la cérémonie de signature, le Représentant spécial du Secrétaire général des Nations Unies pour l’Afrique de l’Ouest et le Sahel, Leonardo Simão, a souligné l’importance de cette coopération pour la promotion de la paix et de la stabilité. « Il y a toujours des menaces pour la paix. On ne peut pas prendre la paix comme quelque chose de définitif. Il faut toujours faire des efforts pour maintenir la paix là où elle existe déjà, mais aussi récupérer la paix là où elle n’existe pas », a-t-il déclaré.


Leonardo Simão a également mis en avant l’expérience du Conseil de l’Entente, créé en 1959, avant l’Organisation de l’unité africaine et la CEDEAO. Selon lui, cette expérience de coopération entre les États constitue une base sur laquelle peuvent s’appuyer de nouvelles initiatives en faveur de la paix dans la région.


Pour Idi Ali, secrétaire exécutif adjoint chargé de l’intérim du secrétaire exécutif du Conseil de l’Entente, cet accord traduit la reconnaissance du rôle que peut jouer l’organisation dans le contexte sécuritaire actuel. « Le Conseil de l’Entente constitue aujourd’hui un cadre privilégié pour consolider la paix dans la sous-région », a-t-il indiqué, relevant la présence, au sein de cette organisation, de pays du Sahel et de pays du littoral. Il a salué la signature de ce Mémorandum avec l’UNOWAS, estimant qu’il permettra de consolider les relations entre les deux institutions et de renforcer leur contribution à la paix dans la sous-région.


Quelles suites pour le mémorandum ?


Pour assurer la mise en œuvre de cet accord, les deux institutions élaboreront chaque année des plans de travail conjoints, désigneront des points focaux et organiseront des consultations régulières de suivi. Des missions conjointes d’évaluation, de dialogue ou de facilitation diplomatique pourront également être conduites. Le Mémorandum d’Entente est conclu pour une durée initiale de trois ans.


Ces dispositions devraient permettre de traduire les engagements en actions concrètes sur le terrain. Les prochains mois seront déterminants pour évaluer l’efficacité de ce partenariat et son impact sur la paix et la stabilité dans une région confrontée à de multiples défis.

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