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La démission de Nourane Foster du Parti camerounais pour la réconciliation nationale (PCRN) continue de faire des vagues. Entre réactions à chaud et perspectives électorales, le départ de la députée de Wouri-Est redessine les rapports de force au sein de l’opposition camerounaise à l’approche des échéances de 2027.

Une rupture consommée avec le PCRN de Cabral Libii

C’est désormais acté : Nourane Foster n’est plus membre du PCRN. Dans une lettre adressée au président du parti, Cabral Libii, l’élue a officialisé son retrait avec effet immédiat, mettant fin à une collaboration qui semblait pourtant solide.

La députée de Wouri-Est invoque une érosion progressive de la confiance et des divergences de fond sur la ligne politique de la formation. Elle pointe notamment des attaques personnelles dont elle dit avoir été la cible après avoir répondu favorablement à une invitation de la Première dame Chantal Biya, regrettant le silence des instances du parti à son égard.

Les convictions au cœur du divorce

Dans sa missive, Nourane Foster a tenu à clarifier les motifs de son départ, en mettant en avant des principes qu’elle juge non négociables.

« Je refuse que l’appartenance communautaire devienne un critère de légitimité politique ou qu’un citoyen puisse être considéré comme étranger dans une partie de son propre pays. C’est une question de conviction, de dignité et de fidélité à l’idée que je me fais de notre République », a-t-elle écrit.

L’élue assure toutefois quitter le parti sans animosité ni volonté de règlement de comptes, privilégiant une sortie apaisée.

Des retombées politiques à l’horizon 2027

Ce départ intervient dans un contexte particulièrement sensible : celui de la préparation des élections communales et législatives prévues pour 2027. Pour Nourane Foster, il s’agit d’une nouvelle étape, avec l’ambition de poursuivre son engagement politique sous d’autres couleurs.

Reste à savoir quelles seront les conséquences de cette scission pour le PCRN et pour l’ensemble de l’opposition camerounaise. Une chose est sûre : le paysage politique camerounais vient de connaître un nouveau rebondissement dont les effets se feront sentir jusqu’aux prochains scrutins.

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