Libreville — Le Gabon mise sur sa province du Woleu-Ntem pour incarner sa transition vers un tourisme durable et écologique. À quelques semaines du lancement de la Caravane touristique 2026, la ministre du Tourisme durable et de l’Artisanat, Pr. Marcelle Ibinga épouse Itsitsa, a choisi cette région du nord du pays comme symbole de cette nouvelle ambition nationale.
Du 20 au 21 juin 2026, elle a mené une mission de terrain axée sur l’évaluation des préparatifs et l’identification des leviers pour renforcer l’offre touristique locale. Cette initiative s’inscrit dans une stratégie globale visant à faire du Gabon une référence de l’écotourisme en Afrique centrale, tout en diversifiant son économie au-delà des ressources minières et pétrolières.
Une province au potentiel exceptionnel
Le Woleu-Ntem, l’une des provinces les plus riches du Gabon en ressources naturelles et culturelles, est devenu le terrain d’expérimentation de cette vision. Entre forêts tropicales denses, parcs nationaux et traditions ancestrales, cette région incarne à elle seule la promesse du Gabon vert.
La ministre a rencontré les acteurs locaux — autorités administratives, entrepreneurs, guides touristiques, artisans et jeunes promoteurs — pour discuter de plusieurs enjeux clés :
- Structuration des filières artisanales : Mise en valeur des savoir-faire locaux pour créer des emplois durables.
- Professionnalisation des acteurs : Formation des guides et amélioration de la qualité de l’accueil.
- Renforcement des infrastructures : Sécurité, accessibilité et préservation environnementale des sites touristiques.
- Implication des communautés : Intégration des populations locales dans les bénéfices du tourisme pour garantir une croissance inclusive.
Le tourisme durable, nouveau pilier économique
Longtemps relégué au second plan, le secteur touristique gabonais est aujourd’hui présenté comme un levier majeur de développement. Avec plus de 80 % de son territoire couvert de forêts tropicales et treize parcs nationaux abritant une biodiversité unique, le Gabon dispose d’atouts majeurs. Le Woleu-Ntem, avec ses paysages préservés et sa proximité avec des pays voisins comme le Cameroun et la Guinée équatoriale, en est l’illustration parfaite.
Selon les autorités, cette approche ne se limite pas à une simple promotion touristique. Elle vise à créer des emplois locaux, soutenir l’entrepreneuriat et renforcer les revenus des communautés. La Caravane touristique 2026 doit ainsi marquer un tournant en positionnant le Gabon comme une destination phare de l’écotourisme en Afrique.
Une ambition transfrontalière pour l’Afrique centrale
L’un des aspects les plus innovants de cette mission réside dans son ouverture régionale. En visitant les zones frontalières, la ministre a souligné l’importance d’une approche coordonnée avec les pays voisins. Le tourisme moderne ne se conçoit plus uniquement à l’échelle nationale : les visiteurs recherchent des expériences intégrées, des circuits transfrontaliers et des découvertes culturelles élargies.
Le Gabon souhaite ainsi faire de la Caravane touristique 2026 un outil de coopération sous-régionale. L’objectif ? Favoriser les échanges culturels, stimuler les flux touristiques et faire du pays une porte d’entrée vers l’Afrique centrale. Cette vision reflète une tendance mondiale où le tourisme devient un vecteur de diplomatie, de croissance économique et de développement territorial.
En conclusion, le Woleu-Ntem incarne aujourd’hui la nouvelle stratégie gabonaise : un équilibre entre préservation de l’environnement, intégration régionale et création de richesse. Le succès de la Caravane touristique 2026 pourrait ainsi symboliser une étape décisive dans la construction du Gabon vert, projeté sur la scène africaine et internationale comme une destination modèle.
