Tramadol et Wagner : le trafic qui finance les ex-mercenaires en afrique

tramadol et Wagner : comment les ex-mercenaires financent leurs activités en afrique

L’ancien groupe Wagner, aujourd’hui sous contrôle russe, s’appuierait sur le trafic d’opioïdes en République centrafricaine pour maintenir ses activités après la mort de son fondateur.

Trois ans après la disparition tragique d’Evgueni Prigojine, le réseau qu’il avait tissé en Afrique continue de fonctionner. Des sources locales et des rapports d’enquête confirment que le trafic de tramadol, un opioïde puissant, sert désormais de colonne vertébrale financière aux anciens mercenaires de Wagner encore actifs en République centrafricaine. Ces ex-combattants, estimés à près de cinq cents, ont poursuivi leurs opérations malgré la dissolution officielle du groupe.

Parmi eux figure Pavel Prigozhin, fils du défunt leader, qui maintient une présence significative sur place. Depuis l’été 2023, Moscou a réorganisé les activités extérieures de l’ex-groupe en les confiant à des entités étatiques, mais sur le terrain, les anciens mercenaires conservent une autonomie opérationnelle. Leur stratégie financière s’est adaptée : le trafic de tramadol, surnommé le « cocaïne des pauvres » pour son faible coût et son impact dévastateur, représente une source de revenus colossale et discrète.