Togo : affronté à un conflit juridique autour de la décision de la CEDEAO
La décision rendue par la Cour de justice de la CEDEAO concernant la réforme constitutionnelle togolaise alimente toujours des tensions vives à Lomé. Alors que les autorités locales contestent la légitimité de cette sentence, l’Association des victimes de la torture au Togo (ASVITTO) monte au créneau pour dénoncer ce qu’elle qualifie de « coup d’État constitutionnel ».
Le gouvernement togolais rejette la compétence de la CEDEAO
Les responsables politiques togolais ont immédiatement réagi en brandissant un argument juridique : selon eux, la Cour de justice de la CEDEAO n’aurait « aucune légitimité à contrôler la constitutionnalité du droit interne ». Cette position vise à rendre caduque l’arrêt communautaire sur le plan national, tout en maintenant une opposition frontale aux instances régionales.
L’ASVITTO accuse un « déni de l’évidence »
L’Association des victimes de la torture au Togo ne se contente pas d’une simple critique. Sur les réseaux sociaux, elle fustige une « tentative de déni de l’évidence », soulignant que les autorités togolaises « sont connues pour leur mépris des décisions de la CEDEAO ».
« Ce qui est constant est qu’ils sont connus pour leur attitude de non-respect et de manque de considération pour les décisions de la CEDEAO. »
L’organisation dénonce également le maintien en détention de prisonniers politiques, malgré les arrêts communautaires exigeant leur libération immédiate, un point qu’elle considère comme une preuve supplémentaire de l’illégitimité du pouvoir en place.
Un appel à la CEDEAO pour mettre fin au « gangstérisme d’État »
L’ASVITTO ne compte pas en rester là. Elle interpelle directement la CEDEAO, l’exhortant à administrer une