Théodore holo encense romuald wadagni avant son arrivée au pouvoir

Un ancien président de la Cour constitutionnelle salue la transition générationnelle au Bénin

Dans un entretien accordé à Bip Radio, Théodore Holo, figure emblématique du droit public au Bénin, s’est exprimé en faveur de la transition politique initiée par l’élection de Romuald Wadagni à la tête de l’État. Pour l’ex-président de la Cour constitutionnelle, cette passation de pouvoir marque un tournant historique, notamment grâce à l’approche équilibrée adoptée par le nouveau président.

Une vision équilibrée pour le développement national

Selon Théodore Holo, Romuald Wadagni incarne une dynamique nouvelle, où la modernisation des infrastructures et le respect des libertés fondamentales sont placés au même niveau d’importance. Pour l’universitaire, cette dualité est indispensable pour assurer une croissance durable et inclusive. Il souligne que les priorités annoncées, qu’il s’agisse de gouvernance, de dialogue politique ou de sécurité, s’inscrivent dans une logique de consolidation de la stabilité nationale.

La confiance ne se décrète pas, elle se construit

Bien que Théodore Holo affiche une satisfaction mesurée, il rappelle que les actes concrets primeront sur les discours. « C’est sur le terrain que l’on jugera la véritable portée de ce mandat », a-t-il déclaré. L’ancien président de la Cour insiste sur l’importance d’une action publique qui ne se limite pas aux réalisations matérielles, mais qui intègre aussi la protection des droits des citoyens et une écoute active des forces vives du pays.

Il rappelle que Romuald Wadagni, ayant déjà occupé des postes stratégiques, maîtrise les enjeux institutionnels. Cependant, pour Théodore Holo, la réussite de son mandat dépendra de sa capacité à identifier les erreurs passées, à s’adapter sans tarder et à favoriser un climat de confiance, surtout après une période politique mouvementée.

Humilité et dialogue : les clés d’une gouvernance réussie

Pour l’expert en droit, l’humilité politique et la faculté à dialoguer avec tous les acteurs seront déterminantes. « C’est un bon président, mais sera-t-il à la hauteur de ses promesses ? Seul le temps nous le dira », a-t-il conclu. Son analyse laisse entrevoir une confiance prudente, où les premières initiatives sont jugées encourageantes, mais où l’épreuve du réel reste à venir.