Témoignage choc de Joseph Figueira sur sa détention en Centrafrique

Un récit poignant et une survie miraculeuse. C’est ce que partage aujourd’hui Joseph Figueira, chercheur belgo-portugais de retour du Centrafrique, où il a vécu deux années d’enfer aux mains des mercenaires russes de Wagner. Son arrestation, survenue il y a deux ans à Zemio, dans le sud-est du pays, a marqué le début d’un calvaire dont il n’était pas certain de sortir vivant.

Joseph Figueira, chercheur belgo-portugais enlevée au Centrafrique

Libéré pour raisons humanitaires le 7 avril dernier, il a finalement pu rejoindre le Portugal, où il tente aujourd’hui de se reconstruire aux côtés de sa famille. Mais les questions restent entières : son arrestation était-elle le fruit du hasard ou d’une stratégie délibérée de propagande ? Dans les geôles secrètes de Wagner et les prisons centrafricaines, a-t-il frôlé la mort à plusieurs reprises ?

Un parcours semé d’embûches et de doutes

Joseph Figueira, dont l’activité de chercheur l’a conduit au Centrafrique, a vécu des moments de terreur, notamment à Bria, où il a cru ne jamais survivre. Entre cachots insalubres et conditions de détention inhumaines, chaque jour représentait un combat pour sa vie. Son témoignage, recueilli depuis le Portugal, lève le voile sur l’envers d’une détention qui a duré plus de deux ans.

Pourquoi lui ? L’ombre de Wagner plane

Son enlèvement à Zemio coïncide avec une série d’arrestations ciblées dans la région. Les mercenaires de Wagner, actifs en Centrafrique depuis plusieurs années, ont souvent été accusés de méthodes brutales pour servir des intérêts politiques. Figueira a-t-il été choisi comme otage pour servir une cause plus large ? Son cas soulève des interrogations sur la sécurité des travailleurs humanitaires dans un pays en proie à l’instabilité.

Un calvaire qui interroge la communauté internationale

La libération de Figueira, obtenue pour raisons humanitaires, relance le débat sur le rôle des groupes armés et des acteurs étrangers en Centrafrique. Comment un chercheur, dont l’unique crime était de mener des travaux sur place, a-t-il pu être retenu aussi longtemps ? Son histoire met en lumière les dangers encourus par les civils dans un contexte de conflits armés et de mercenariat.

Retour au Portugal : une reconstruction difficile

De retour en Europe, Joseph Figueira affronte désormais les séquelles physiques et psychologiques de sa détention. Dans un entretien exclusif, il partage les détails de son calvaire, ses craintes, et les espoirs qui l’animent désormais. Son récit est un appel à la vigilance pour tous ceux qui œuvrent sur le terrain humanitaire ou scientifique en zones à risque.

Une question persiste : combien d’autres otages comme lui croupissent encore dans l’ombre des conflits africains ?