Tchad : quand l’instabilité devient une méthode de gouvernement

Tchad : quand l’instabilité devient une méthode de gouvernement

Accéder à l’eau potable ne devrait plus être un combat quotidien en 2026. Pourtant, au Tchad, cette réalité persiste, fruit d’une stratégie politique délibérée plutôt que d’un simple manque de ressources.

Tchad : quand l'instabilité devient une méthode de gouvernement

Depuis près de quatre décennies, le Tchad oscille entre crises politiques et conflits intercommunautaires. Les transitions se succèdent, souvent marquées par des promesses de changement, mais le résultat reste identique : une population toujours plus vulnérable. Les ressources naturelles, comme les puits ou les terres arables, deviennent des enjeux de pouvoir plutôt que des leviers de développement. Cette gestion par l’instabilité n’est pas un hasard, mais une tactique.

Des réponses politiques éphémères aux crises récurrentes

Face à chaque conflit local, l’État tchadien privilégie les interventions spectaculaires plutôt que les solutions durables. Les déplacements présidentiels en zones de tension, les médiations médiatisées et les promesses de paix éphémères sont devenus la norme. Pourtant, une fois la poussière retombée, les communautés restent livrées à elles-mêmes. Le coût de ces opérations, souvent financées par l’aide internationale, pourrait pourtant transformer radicalement le quotidien des Tchadiens.

Imaginons un instant que le budget d’une seule mission officielle soit réalloué à la construction d’infrastructures essentielles : des milliers de puits modernes pourraient être forés, garantissant un accès à l’eau potable à des milliers de foyers. Mais une telle approche réduirait à néant le rôle de