Tchad dément les accusations de préparation de déstabilisation de la République centrafricaine
Un nouveau débat sur les allégations de désinformation
Le porte-parole du ministère tchadien des Affaires étrangères, Ibrahim Adam Mahamat, a formé durant le week-end écoulé de vifs démentis autour de «l’existence d’un projet de déstabilisation visant la République centrafricaine de la part du pouvoir de N’Djamena». La diplomatie tchadienne a qualifié ces «allégations de campagne de désinformation visant à discréditer le Tchad et à altérer ses relations avec la République centrafricaine»,.
Condamnant «avec la plus grande fermeté ces manœuvres de désinformation», le ministère précité a appelé «ses auteurs à la responsabilité et a invité les médias et les utilisateurs des réseaux sociaux à privilégier les faits établis». La République tchadienne «n’a jamais été, n’est pas et ne sera jamais partie prenante d’une quelconque entreprise subversive dirigée contre un Etat frère», ont insisté le Département des Affaires étrangères de ce vaste pays sahélien d’Afrique centrale.
Le Président Mahamat Idriss Deby Itno attache un grand prix «au respect de la souveraineté, de l’intégrité territoriale et du principe de non-ingérence, la stabilité de la sous-région reste liée à celle du Tchad», ajoute la diplomatie du Tchad.
Le Tchad est régulièrement dans le collimateur des accusations frontales de plusieurs Etats d’Afrique centrale ou orientale pour ses «actions subversives» présumées au profit de divers Groupes armés extraterritoriaux. Comme ceux des FSR (Forces de soutien rapides), en guerre contre l’Armée soudanaise depuis le 15 avril 2023.
Un contexte complexe
- La situation au Tchad est marquée par une crise politique et sécuritaire
- Le pouvoir tchadien est accusé de soutien aux Groupes armés extraterritoriaux
- Les accusations de désinformation sont un élément clé du débat