Signature d’ousmane sonko falsifiée : khardiata tandian toujours derrière les barreaux
Le tribunal correctionnel de Dakar a une nouvelle fois ajourné le délibéré dans l’affaire opposant Khardiata Tandian à la justice sénégalaise. La prévenue, incarcérée depuis plus d’un an pour falsification présumée de la signature du leader politique Ousmane Sonko, devra patienter au moins jusqu’au 23 juillet prochain pour connaître son sort.
Cette décision marque le deuxième report consécutif du prononcé du verdict. Initialement prévu pour le 9 juillet, le juge a estimé nécessaire de repousser l’échéance afin de permettre la présence d’un autre mis en cause dans ce dossier complexe.
Un complice présumé toujours absent
L’affaire ne se limite pas à Khardiata Tandian. Un homme, identifié comme son complice présumé, Chérif Zeyni Abidin Sy, doit également comparaître. Son absence lors des précédentes audiences a déjà motivé le premier report. Sans sa présence, le tribunal estime ne pas disposer de tous les éléments nécessaires pour trancher définitivement.
La juridiction a donc choisi de suspendre une nouvelle fois le processus judiciaire, dans l’attente de cette comparution essentielle. Entre-temps, Khardiata Tandian reste en détention préventive, malgré les efforts de sa défense pour obtenir une libération provisoire.
La défense multiplie les arguments pour une libération
Lors de cette audience, l’avocat de Khardiata Tandian a soumis une demande de mise en liberté provisoire. Plusieurs arguments ont été avancés pour étayer cette requête :
- L’avancement de la procédure : tous les procès-verbaux ont déjà été intégrés au dossier, rendant selon la défense le maintien en détention inutile pour la bonne marche de l’instruction ;
- L’absence de risque de pression sur les témoins : l’avocat a insisté sur l’impossibilité pour sa cliente de suborner des témoins ou d’influencer le cours de la justice ;
- La durée excessive de la détention : plus d’un an derrière les barreaux suffirait, selon la défense, à couvrir une éventuelle peine infligée en cas de condamnation ;
- La situation sociale et familiale dégradée : Khardiata Tandian, mère de famille, subirait des conséquences dramatiques à la suite de son incarcération prolongée.
Le parquet s’oppose à toute remise en liberté
Malgré ces arguments, le ministère public a fermement rejeté la demande de liberté provisoire. Pour le procureur, une libération pourrait entraîner un trouble à l’ordre public. Il a également souligné que Khardiata Tandian ne présentait pas de garanties suffisantes pour assurer sa présence jusqu’à la fin de la procédure.
Le tribunal correctionnel a finalement suivi la position du parquet. La demande de mise en liberté provisoire a donc été rejetée, et la prévenue reste incarcérée en attendant le 23 juillet.
Une affaire suspendue à la présence du second mis en cause
Le dénouement de ce dossier dépend désormais de la comparution de Chérif Zeyni Abidin Sy. Sans lui, le tribunal ne pourra pas rendre son verdict définitif. Entre-temps, Khardiata Tandian devra patienter en prison, malgré les appels répétés de sa défense pour une libération provisoire.
À moins d’un nouveau contretemps, la justice sénégalaise rendra sa décision finale le 23 juillet. D’ici là, la prévenue restera derrière les barreaux, son sort toujours en suspens.