Révision constitution béninoise : les changements majeurs qui divisent
Louis Vlavonou, président du Parlement béninois, lors de l'adoption de la révision constitutionnelle. © DR / Assemblée nationale du Bénin

Une réforme constitutionnelle controversée au Bénin

Le Bénin s’apprête à vivre une refonte majeure de sa loi fondamentale. La nouvelle Constitution, adoptée en urgence le 1er novembre, introduit un système inédit : l’élection d’un ticket présidentiel composé du président de la République et d’un vice-président. Ce binôme devra être élu à la majorité absolue lors d’un scrutin en deux tours.

Ce texte marque un tournant historique avec plusieurs innovations notables. Parmi elles, la suppression de la peine de mort, la création d’une Cour des comptes et l’introduction du principe de discrimination positive en faveur des femmes candidates aux élections.

Des mesures qui redéfinissent le paysage politique béninois

Les députés voient désormais leur mandat limité à trois législatures. Une disposition qui s’applique même aux élus ayant cédé leur siège à leur suppléant : ces derniers pourront désormais retrouver leur poste après une interruption.

Concernant l’exécutif, la Constitution de 1990 limitait déjà le nombre de mandats présidentiels à deux consécutifs. La révision actuelle renforce cette règle en stipulant qu’aucun Béninois ne pourra exercer plus de deux mandats présidentiels au cours de sa carrière politique.

2026 : une année électorale chargée

Cette réforme constitutionnelle prépare le terrain pour un triple rendez-vous électoral en 2026. Les Béninois seront appelés aux urnes pour élire leurs représentants, leur président et leur vice-président dans un cadre entièrement repensé.

Cette révision, saluée par certains comme une « nouvelle page de l’histoire » par les autorités, suscite de vives critiques de la part de l’opposition. Ces derniers dénoncent une manœuvre politique visant à consolider le pouvoir en place.