Ousmane Sonko dénonce un complot politique contre sa réintégration à l’Assemblée

Le leader du PASTEF, Ousmane Sonko, a vivement réagi à la saisine du Conseil constitutionnel par une partie de l’opposition parlementaire. Cette initiative, portée par des députés de l’opposition et des non-inscrits, vise officiellement à contester sa réintégration en tant que député à l’Assemblée nationale. Pour le chef du parti majoritaire, cette procédure s’inscrit dans une volonté délibérée de bloquer son retour au sein de l’hémicycle.

Lors d’une conférence de presse improvisée, Ousmane Sonko a dénoncé avec véhémence une « stratégie politique calculée » orchestrée par ses détracteurs. Il a qualifié les manœuvres de ses adversaires de « complots organisés en pleine conscience », précisant que la saisine du Conseil constitutionnel était une manœuvre juridiquement irrecevable. Selon lui, les auteurs de ce recours savaient pertinemment que leur demande dépassait le cadre des prérogatives de la haute juridiction : « Ils ont instrumentalisé les institutions pour des intérêts partisans », a-t-il martelé devant les journalistes.

Au cœur de ce conflit institutionnel, les requérants invoquent l’article 54 de la Constitution pour demander l’annulation du mandat parlementaire d’Ousmane Sonko. Leur argument repose sur une prétendue incompatibilité entre ses fonctions de Premier ministre, son élection comme député en 2024 et les règles constitutionnelles. Les opposants ont justifié leur démarche par un communiqué publié le 1er juin 2026, dans lequel ils annonçaient avoir saisi la plus haute instance judiciaire du pays pour faire annuler la décision du Bureau de l’Assemblée nationale, datée du 24 mai, qui avait acté sa réintégration.

Face à cette offensive, Ousmane Sonko a adopté un ton ferme et déterminé. Il a mis en garde ses adversaires en déclarant : « Si l’État utilise sa force pour nous attaquer, nous mobiliserons tous les recours légaux prévus par notre Constitution pour nous défendre ». Cette réplique souligne la radicalisation du conflit entre les deux camps, où chaque partie semble prête à en découdre par tous les moyens, y compris juridiques.