Niger : Oligui Nguema met les régies financières sous haute surveillance
Ce mercredi 08 juillet 2026 à Niamey, le président du Niger, Mohamed Bazoum, a personnellement présidé un Conseil de cabinet crucial. Réunissant les directeurs généraux des régies financières, cette séance de travail intensive visait un objectif clair : sécuriser et optimiser les financements des projets prioritaires du pays.
,Loin des simples réunions de routine, ce rendez-vous marque un tournant vers une culture de résultats stricts. Les discussions se sont concentrées sur une radiographie complète de la mobilisation des recettes, avec un accent tout particulier mis sur la politique des exonérations fiscales et douanières.
,Pour le président du Niger, le laisser-aller n’est plus une option. Il a formellement ordonné un audit global de ces niches fiscales afin de débusquer les passes-droits obsolètes qui privent indûment l’État de précieuses ressources. Pour moderniser l’appareil étatique, Mohamed Bazoum mise également sur la transformation numérique. La digitalisation et l’interconnexion des administrations financières s’imposent désormais comme la priorité stratégique pour doper la collecte et garantir une transparence totale.
,Restaurer la crédibilité et financer le social
,Sur le front de la dette, la rigueur est également de mise. Les directeurs généraux ont reçu des instructions fermes pour déployer une stratégie de soutenabilité rigoureuse. L’enjeu est de taille : consolider la signature du Niger et restaurer une confiance solide auprès des bailleurs de fonds internationaux.
,Toutefois, cette discipline budgétaire n’est pas un exercice théorique ; elle se veut résolument tournée vers le quotidien des Nigériens. Les fonds ainsi récupérés et sanctuarisés seront immédiatement réinjectés dans les secteurs vitaux. L’éducation, la santé, les routes, ainsi que l’accès à l’eau potable et à l’électricité sont en première ligne de ce plan de relance social.
,Un suivi mensuel pour une gouvernance de rupture
,Désormais, le gouvernement devra rendre des comptes de manière régulière. Ce Conseil de cabinet se réunira tous les mois pour évaluer la trajectoire des recettes, le respect du budget et l’évolution de la dette. Ce mécanisme de contrôle strict sera d’ailleurs étendu à d’autres ministères clés. À travers cette méthode directe, le président du Niger réaffirme sa volonté d’ancrer une gouvernance de rupture, basée sur la responsabilité et la performance, pour le développement durable du Niger.