La soirée s’est transformée en véritable cauchemar pour le FC Nantes, déjà condamné à la descente en Ligue 2. Le match contre Toulouse, dernier de la 34e journée, a été arrêté à la 22e minute après des jets de fumigènes et l’entrée de supporters sur la pelouse du stade de la Beaujoire. Une centaine de CRS présents ce soir-là n’ont pas pu empêcher la situation de dégénérer.
Quelques banderoles provocatrices ont été déployées avant que les fumigènes ne jaillissent sur la pelouse. Vahid Halilhodzic, entraîneur nantais âgé de 74 ans, a refusé de quitter le terrain malgré les risques. Ému après avoir salué les supporters, il a tenté de faire face aux perturbateurs avant d’être retenu par les stadiers. Une quinzaine de minutes plus tard, les affrontements avec les forces de l’ordre ont éclaté.
Les CRS ont finalement tenté de pénétrer dans la Tribune Loire, mais ont été repoussés par des leaders cagoulés lors d’échanges violents. Des sièges ont été arrachés et lancés sur les policiers tandis que le reste des spectateurs observait, stupéfait, les scènes se dérouler devant leurs yeux. Des joueurs nantais ont même demandé à leurs proches de quitter immédiatement le stade.
« Coach Vahid » a tenté de s’approcher des supporters pour tenter de calmer la situation. « C’est trop dangereux, ils sont en train de se battre », lui a-t-on répondu. « Mais qu’est-ce qu’ils vont faire ? », a-t-il rétorqué, incrédule face à l’ampleur des troubles.
Une cellule de crise réunissant la LFP et les autorités a été mise en place. Selon les informations disponibles, l’arrêt définitif du match semble de plus en plus probable. À 21h45, plus de 45 minutes après l’interruption, la rencontre n’avait toujours pas repris.
