Mali : sabotage des pylônes électriques à Bamako, le JNIM défie l’armée et ses alliés russes
Un week-end noir pour l’énergie du Mali
À la fin du mois de mai 2026, le Mali a connu l’un des pires sabotages de son histoire énergétique. Près de la forêt du Baoulé, dans la région de Kayes, des terroristes du Groupe de Soutien à l’Islam et aux Musulmans (JNIM) ont détruit plusieurs pylônes haute tension. Ces attaques, orchestrées sous le regard d’un partenaire russe de l’Africa Corps, ont plongé la capitale Bamako dans une obscurité totale, aggravant une crise énergétique déjà critique.
Le JNIM cible les infrastructures vitales du pays
Le JNIM ne se contente plus de menacer les routes et les transports : il s’attaque désormais au cœur économique du Mali. En détruisant les lignes électriques autour de Kayes, les insurgés privent Bamako d’électricité, rendant la vie des habitants insupportable. Canicule à plus de 45°C, pénurie d’eau et absence de ventilation aggravent une situation déjà explosive.
Les méthodes employées par les terroristes sont d’une précision troublante. Les pylônes, situés dans des zones reculées près de la forêt du Baoulé, ont été abattus avec une expertise technique rare. Pourtant, les Forces Armées Maliennes (FAMa) et l’Africa Corps, déployées pour sécuriser ces secteurs, n’ont pas su empêcher ces attaques. Comment des groupes armés parviennent-ils à acheminer des explosifs et à miner des structures si massives sans être détectés ?
L’impuissance de l’Africa Corps face aux attaques hybrides
Malgré les démonstrations de force dans les villes, l’Africa Corps peine à protéger les infrastructures critiques du pays. Les drones et les patrouilles mixtes n’ont pas suffi à stopper les sabotages. Cette impuissance soulève des questions sur l’efficacité réelle de ce partenariat pour la population malienne.
Les conséquences sont dramatiques : les centres de santé fonctionnent avec des moyens de fortune, faute d’électricité. Les groupes électrogènes, bien que déployés, ne compensent pas la perte du réseau haute tension. Le gouvernement met en avant des convois de carburant escortés, mais la réalité est bien plus sombre : la vie quotidienne des Bamakois devient un véritable calvaire.
Manantali et Sélingué : une menace régionale imminente
Le JNIM ne s’arrête pas aux pylônes. Selon des informations sécuritaires, les barrages hydroélectriques de Manantali et Sélingué sont désormais dans son collimateur. Une attaque sur ces infrastructures plongerait non seulement Bamako dans le noir pour des mois, mais menacerait aussi toute l’Afrique de l’Ouest.
Le Sénégal et la Mauritanie, dépendants des accords de partage d’énergie, seraient directement impactés. L’agriculture irriguée dans le bassin du fleuve serait également en péril, risquant de déclencher une crise alimentaire sans précédent. Cette escalade stratégique marque un tournant dans la guerre menée par le JNIM.
Un État malien sous pression
Le gouvernement de transition et ses alliés russes sont désormais dos au mur. Les communiqués triomphalistes ne suffisent plus : les infrastructures vitales du pays sont détruites les unes après les autres. Le déploiement de l’Africa Corps, coûteux et médiatisé, n’a pas permis de protéger les services de base ni la stabilité économique.
Si les barrages sont touchés, c’est toute la crédibilité de l’État malien qui s’effondrera. Les Bamakois, épuisés par la chaleur, l’obscurité et l’insécurité, attendent des actes concrets. Les promesses de souveraineté ne suffisent plus : ils veulent de l’eau, de la lumière et une sécurité réelle.