Loi anti-homosexualité au Sénégal : sonko promet son application stricte

loi anti-homosexualité au Sénégal : sonko promet son application stricte

Le Premier ministre sénégalais Ousmane Sonko a réaffirmé la fermeté du gouvernement face à la nouvelle législation pénalisant les actes homosexuels dans le pays.

Alexandre L.
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Une loi controversée adoptée par l’Assemblée nationale

Le Premier ministre sénégalais Ousmane Sonko a confirmé, lors d’une séance de questions au gouvernement, que la nouvelle législation contre l’homosexualité serait appliquée sans réserve. Cette annonce intervient après l’adoption, le 27 mars 2026, de la loi n°2026-08 modifiant l’article 319 du code pénal sénégalais.

Cette réforme durcit significativement les sanctions contre les actes contre nature, une notion désormais clairement définie par le texte. Selon les nouvelles dispositions, tout acte sexuel entre personnes de même sexe est désormais passible de 5 à 10 ans d’emprisonnement et d’une amende de 2 à 10 millions de francs CFA.

Le Premier ministre a également précisé que la loi inclut désormais l’apologie et le financement de ces actes, renforçant ainsi son caractère dissuasif. « Constitue un acte contre nature tout acte sexuel ou à caractère sexuel entre deux personnes de même sexe », stipule le texte, qui étend aussi cette qualification à tout acte commis sur un cadavre ou un animal.

« Le Sénégal n’acceptera pas ces pratiques »

Face aux critiques internationales, notamment en provenance de pays occidentaux, Ousmane Sonko a défendu la souveraineté du Sénégal. « Le peuple sénégalais est souverain. Dans sa grande majorité, il ne veut pas de certaines pratiques au Sénégal », a-t-il affirmé, rejetant toute ingérence extérieure.

Il a dénoncé ce qu’il qualifie de « tyrannie de l’Occident », soulignant que cette loi reflète les valeurs d’une société sénégalaise attachée à ses traditions et à sa culture. « Nous sommes huit milliards d’êtres humains dans le monde, mais il y a un petit noyau qui s’appelle l’Occident, au sein duquel le débat n’est pas tranché, mais parce qu’il a des moyens et maîtrise les médias, veut imposer l’homosexualité au reste du monde. Au nom de quoi ? », s’est interrogé le chef du gouvernement.

Ousmane Sonko a catégoriquement rejeté l’hypothèse d’un moratoire sur l’application de cette loi. « Cette loi sera appliquée », a-t-il martelé, insistant sur le fait que les autorités sénégalaises ne céderont pas aux pressions extérieures.

Ousmane Sonko

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