Les évêques du Tchad plaident pour le dialogue face à l’instabilité politique
Les responsables religieux du Tchad alertent sur la dégradation de la situation politique
Une situation politique et sécuritaire alarmante
Les prélats tchadiens soulignent la dégradation brutale de la situation au Tchad, marquée par des conflits intercommunautaires meurtriers. Récemment, une attaque contre une base militaire dans la région du Lac Tchad a causé la mort d’au moins 23 personnes. Peu avant, un affrontement dans l’est du pays avait fait 42 victimes. Les évêques condamnent ces violences et rappellent que « nul n’a le droit de priver autrui de sa vie ». Ils précisent que « la violence ne fait qu’exacerber les divisions et aggraver les tensions ».
Un plaidoyer pour les droits humains et le pluralisme
Les responsables religieux s’inquiètent également de la multiplication des arrestations d’opposants et de voix critiques. Selon eux, ces mesures « sapent les fondements démocratiques et menacent les libertés fondamentales ». Ils rappellent que « la diversité culturelle, politique et religieuse est une richesse pour la nation » et que « seule la justice et le dialogue permettent de surmonter les crises ».
Un appel au dialogue et à la réconciliation
Les évêques exhortent les autorités et les différentes parties prenantes à s’engager dans un « dialogue sincère et inclusif », fondé sur « la vérité, le respect mutuel et la recherche de solutions pacifiques ». Ils estiment que ce processus est « indispensable pour reconstruire la cohésion sociale et instaurer une paix durable ». Les prélats appellent aussi à la modération et à la prudence pour éviter d’aggraver les divisions.
Enfin, ils adressent leurs pensées aux familles endeuillées et aux victimes de ces violences, leur témoignant leur « profonde compassion ». Ils invitent l’ensemble de la population à faire preuve de solidarité et d’unité dans ces moments difficiles.