Le Tchad Claque la Porte de la CPI : N’Djamena Dénonce une Justice à Géométrie Variable
Le gouvernement tchadien a annoncé son retrait du Statut de Rome de la Cour pénale internationale (CPI) en raison d’un bilan jugé insatisfaisant de la juridiction internationale. Selon les autorités tchadiennes, la CPI est « à géométrie variable » et se concentre principalement sur le continent africain.
Le Gouvernement de la République du Tchad a notifié au Secrétaire général de l'Organisation des Nations Unies sa décision de se retirer de la CPI. Le ministère des Affaires étrangères, de l'Intégration africaine et des Tchadiens de l'Étranger a justifié cette décision en soulignant que l'efficacité de la CPI est « limitée ».
Les statistiques publiées par la CPI ont également été invoquées par les autorités tchadiennes. Selon ces données, 33 États africains sont parties au Statut de Rome, mais seuls 9 des situations faisant l'objet d'enquêtes concernent des pays africains.
Le gouvernement tchadien estime que la CPI se concentre principalement sur le Sud global en général et le continent africain en particulier. Il appelle l'Union africaine et ses États membres à renforcer les mécanismes judiciaires africains afin de favoriser « l’émergence d’une justice continentale plus équitable, plus équilibrée, plus crédible et plus efficace ».
N'Djamena réaffirme son attachement à la lutte contre l'impunité des auteurs des crimes les plus graves. Les juridictions nationales et les mécanismes judiciaires africains disposent désormais de capacités croissantes pour assumer pleinement cette mission.
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