Le Sénégal soutient la candidature de macky sall à l’ONU après un revirement politique

Le Sénégal change de position et appuie la candidature de Macky Sall à l’ONU

Le gouvernement sénégalais a annoncé, ce lundi 20 juillet, son soutien officiel à la candidature de l’ancien président Macky Sall au poste de secrétaire général de l’Organisation des Nations unies (ONU). Une décision qui marque un tournant dans la politique étrangère du pays, trois jours seulement après une rencontre entre l’ex-chef d’État et le président en exercice, Bassirou Diomaye Faye.

Portrait officiel de Macky Sall, ancien président du Sénégal

Jusqu’à présent, Dakar n’avait pas exprimé son appui à la candidature de Macky Sall, qui a dirigé le pays de 2012 à 2024. Contrairement à la pratique habituelle, ce n’est pas le Sénégal qui a soumis sa candidature, mais le Burundi, actuel président tournant de l’Union africaine (UA).

Un revirement motivé par une rencontre diplomatique

Le changement de position du Sénégal intervient après une visite éclair de Macky Sall à Dakar, où il a été chaleureusement accueilli par une foule nombreuse. Cette visite, bien que critiquée par certains, a semble-t-il joué un rôle clé dans la réévaluation de sa candidature par les autorités actuelles.

Dans un communiqué officiel du ministère des Affaires étrangères, le président Bassirou Diomaye Faye a indiqué que le Sénégal « apportera son plein soutien » à la candidature de Macky Sall, la présentant comme « celle du Sénégal au service de l’Afrique et d’un multilatéralisme plus performant ». Le gouvernement a été chargé de mobiliser activement la diplomatie sénégalaise pour promouvoir cette candidature auprès des États membres de l’ONU.

Des accusations en suspens

Cette décision intervient dans un contexte marqué par des tensions persistantes. Macky Sall est accusé par les autorités actuelles d’avoir ordonné une répression violente des manifestations de l’opposition entre 2021 et 2024, ayant causé plusieurs dizaines de morts. De plus, son successeur lui reproche d’avoir dissimulé une partie de la dette publique, aggravant la situation économique du pays.

Malgré ces controverses, le gouvernement a choisi de soutenir sa candidature, soulignant son engagement en faveur d’un leadership africain fort à l’international.