Le Gabon supprime la TVA sur les véhicules électriques pour une mobilité verte

Le Gabon franchit une étape décisive dans sa quête de mobilité durable. Une nouvelle disposition majeure de la Loi de finances rectificative (LFR) 2026 a été adoptée, instaurant une exonération de la Taxe sur la valeur ajoutée (TVA) pour l’importation et la commercialisation des véhicules électriques. Cette initiative s’inscrit dans une série de mesures fiscales destinées à dynamiser l’introduction de ces technologies propres sur le marché national.

L’objectif clair des autorités gabonaises est de réduire significativement le coût d’acquisition des véhicules électriques, afin de stimuler leur adoption par les consommateurs et d’encourager les acteurs économiques à investir dans ce secteur prometteur mais encore peu développé. Cette démarche vise à poser les jalons d’une filière robuste et innovante au cœur de l’économie gabonaise.

Plus précisément, l’article 210 du Code général des impôts, tel que modifié par la LFR 2026, inclut désormais explicitement « l’importation et la commercialisation des véhicules électriques » parmi les opérations exemptées de TVA. Cette mesure s’applique tant aux véhicules neufs entrant sur le territoire qu’à ceux destinés à la vente directe sur le marché intérieur. Bien que cette réforme n’exonère pas spécifiquement les droits de douane, elle allège considérablement le coût global d’importation, la TVA représentant un levier fiscal majeur pour rendre ces véhicules plus accessibles.

Vers une mobilité plus propre

Le gouvernement gabonais exprime une volonté ferme d’accélérer la transition énergétique dans le secteur des transports. En rendant les véhicules électriques plus compétitifs face aux modèles à combustion, cette politique fiscale incitative vise à favoriser l’émergence d’un véritable marché de l’électromobilité au Gabon. L’enjeu est de taille : réduire progressivement les émissions de gaz à effet de serre et contribuer à la lutte contre le changement climatique.

Cette orientation s’intègre harmonieusement dans une stratégie environnementale nationale plus vaste, qui se concrétise également par l’introduction d’une contribution carbone et de nouvelles taxes écologiques, toutes prévues par la même loi de finances rectificative. Le Gabon se positionne ainsi comme un acteur engagé en faveur d’un développement durable.

Par cette décision, les pouvoirs publics adressent un signal fort aux concessionnaires, aux investisseurs et aux consommateurs, affirmant leur soutien à la transition énergétique. L’exonération de TVA est appelée à renforcer l’attractivité des véhicules électriques et à contribuer à la modernisation du parc automobile national. À terme, cette réforme pourrait également catalyser le déploiement d’infrastructures essentielles, telles que les réseaux de recharge, consolidant l’engagement du Gabon vers une croissance économique respectueuse de l’environnement.