La Côte d’Ivoire saluée par le MAEP pour ses avancées en gouvernance et réformes

la Côte d’Ivoire saluée par le MAEP pour ses avancées en gouvernance et réformes institutionnelles

Le Mécanisme Africain d’Évaluation par les Pairs (MAEP), outil phare de l’Union africaine dédié à l’analyse de la gouvernance, a reconnu publiquement les progrès significatifs accomplis par la Côte d’Ivoire. Ces efforts portent notamment sur le renforcement de la stabilité politique, l’accélération de la transformation économique et la mise en œuvre de réformes institutionnelles majeures.

Lors de sa visite officielle dans le pays, Marie-Antoinette Rose-Quatre, directrice générale du secrétariat continental du MAEP, a souligné l’engagement remarqué de la Côte d’Ivoire. « Nous saluons les efforts considérables déployés par le pays pour consolider sa stabilité politique et économique, ainsi que pour moderniser ses institutions », a-t-elle déclaré. « Ces réalisations forment une base solide pour l’évaluation de deuxième génération, qui s’annonce comme une étape charnière pour le pays. »

Cette évaluation, prévue dans le cadre du processus du MAEP, représente bien plus qu’un simple bilan : elle offre à la Côte d’Ivoire l’opportunité d’analyser ses avancées depuis la première évaluation, d’identifier les défis émergents et de mettre en avant des pratiques exemplaires. « Ce mécanisme repose sur des principes fondamentaux comme le volontariat, la transparence et l’apprentissage mutuel entre États », a-t-elle précisé. « Notre mission n’est pas de juger, mais d’accompagner les nations africaines vers une gouvernance plus inclusive, une démocratie plus robuste et un développement socio-économique durable. »

Lors de son séjour à Abidjan, notamment dans les locaux de la Commission nationale du MAEP à Cocody, la délégation a examiné en détail la feuille de route préparatoire à cette évaluation. L’objectif ? Finaliser les préparatifs restants et convenir des modalités pratiques pour garantir le bon déroulement du processus. « Le Secrétariat continental s’engage à fournir un soutien technique et institutionnel complet à la Côte d’Ivoire tout au long de cette démarche », a assuré Marie-Antoinette Rose-Quatre. « Cette collaboration s’inscrit dans une logique de partenariat sincère, fondé sur la confiance et le dialogue, au service d’une gouvernance renforcée sur le continent. »

David Moussa Soro, président de la Commission nationale du MAEP en Côte d’Ivoire, a réaffirmé la vision de son institution : « La gouvernance et le développement en Côte d’Ivoire avancent main dans la main. » Il a également présenté deux initiatives nationales innovantes : l’université d’été pour la bonne gouvernance, destinée à sensibiliser les populations locales, et la revue scientifique sur l’intégration africaine et la gouvernance, qui s’adresse au monde universitaire. « Ces outils visent à diffuser la culture de la bonne gouvernance et à publier des travaux de recherche conformes aux standards du CAMES », a-t-il expliqué.

La délégation du MAEP a également été reçue au Sénat ivoirien et a rencontré Nialé Kaba, ministre des Affaires étrangères, pour échanger sur les enjeux de gouvernance régionale et les perspectives de coopération avec le secrétariat continental. Créé en 2003, le MAEP est un accord volontaire entre États africains visant à évaluer et améliorer la gouvernance à travers un système d’évaluation par les pairs. Son ambition ? Promouvoir la stabilité politique, l’intégration économique et un développement durable sur le continent.

Le MAEP : un levier pour la transformation africaine

Fondé sur des valeurs telles que la redevabilité et la transparence, le MAEP se distingue comme un instrument clé pour les pays africains souhaitant progresser vers une gouvernance plus efficace. En Côte d’Ivoire, son évaluation de deuxième génération s’annonce comme un moment décisif pour évaluer les résultats obtenus et tracer de nouvelles orientations stratégiques.

Une dynamique collaborative pour l’avenir

Les échanges entre le secrétariat continental du MAEP et les autorités ivoiriennes illustrent une volonté partagée de renforcer la coopération institutionnelle. En misant sur le partage d’expériences et l’expertise africaine, la Côte d’Ivoire et le MAEP œuvrent ensemble pour un avenir où la gouvernance rime avec développement et prospérité.