La Côte d’Ivoire lance son projet de TGV entre Abidjan et Yamoussoukro
La Côte d’Ivoire pourrait se doter d'un TGV reliant Abidjan à Yamoussoukro

Après le Maroc en 2018, la Côte d’Ivoire ambitionne de devenir le deuxième pays africain à accueillir un train à grande vitesse. Le gouvernement ivoirien prévoit de construire une ligne rapide de 640 kilomètres entre Abidjan, capitale économique, et Yamoussoukro, capitale politique fondée par l’ancien président Félix Houphouët-Boigny. Le trajet, aujourd’hui effectué en trois heures par la route, serait réduit à seulement 45 minutes. La ligne se prolongerait vers le nord pour desservir Bouaké, deuxième ville du pays, puis Korhogo et Ferkessédougou.

Les études de faisabilité et de financement se poursuivent. Ce projet vise à dynamiser Yamoussoukro et à décongestionner Abidjan, où l’immobilier est très coûteux. Sur place, le TGV est perçu comme un atout si le pays postule pour organiser la Coupe du monde de football en 2038, même si ses chances restent faibles car le Maroc accueillera déjà l’événement en 2030.

Favoriser le développement économique grâce aux transports

Dans le cadre d’un vaste plan de soutien à la croissance économique de 175 milliards d’euros, centré sur les transports, le Premier ministre Robert Beugré Mambé a intégré ce TGV dans le Programme national de développement 2026-2030. Parmi les autres chantiers figurent le métro d’Abidjan prévu pour 2029, de nouvelles routes, un millier de kilomètres d’autoroutes, ainsi que deux aéroports à San Pedro et Bondoukou. Le président Alassane Ouattara, au pouvoir depuis 2011, souhaite faire de ces infrastructures, et peut-être bientôt du TGV, des symboles de la modernisation économique et sociale du pays.