Fermeture des églises nouvelles au Cameroun : une mesure pour lutter contre la sectarisation

Le ministre camerounais en charge des cultes, Paul Atanga Nji, a annoncé la fermeture imminente de 1’400 églises nouvelles dans le pays. Ces mesures sont prises pour lutter contre les irrégularités persistantes de leur situation administrative.

En 2024, le ministre avait ordonné aux églises nouvelles de s’enregistrer auprès de ses services. Toutes ne l’ont pas encore fait. La période de tolérance est désormais révolue, a-t-il souligné.

Le gouvernement camerounais lutte contre la prolifération des églises nouvelles dans le pays depuis 2006. En 2008, il avait reconnu 81 associations, Églises chrétiennes et institutions religieuses dont 46 Églises protestantes et pentecôtistes, toutes opérant dans le cadre de la loi.

Le phénomène des sectes chrétiennes a pris une ampleur grandissante au Cameroun à partir de 1994, grâce à la loi sur la liberté d’association et à cause de la dévaluation du franc CFA. Cette dévaluation avait provoqué beaucoup de difficultés économiques pour les pays africains, poussant les populations vulnérables dans les bras des prêcheurs de tout poil.

En 2025, le gouvernement camerounais avait fermé près de 200 lieux de culte d’églises nouvelles pour nuisances sonores. Il averti les églises nouvelles qui n’étaient pas agréées de « commencer à fermer et à plier bagages ».