Fdr exige l’éviction d’ousmane sonko de l’assemblée nationale au Sénégal
La coalition FDR réclame l’exclusion d’Ousmane Sonko de l’Assemblée nationale

Le Front pour la Défense de la Démocratie et de la République (FDR) intensifie sa pression en exigeant le retrait immédiat d’Ousmane Sonko de l’Assemblée nationale. Selon la coalition d’opposition, la présence du Premier ministre au sein de l’hémicycle s’apparente à une violation flagrante des règles légales.
Dans un communiqué rendu public, le FDR qualifie la situation de « illégale et illégitime », soulignant que les dispositions en vigueur interdisent à un membre du gouvernement d’exercer simultanément un mandat de député. La coalition rappelle que l’article LO172 du Code électoral impose une démission du gouvernement sous huit jours pour tout ministre élu député, sous peine de perdre son siège parlementaire.
Une mobilisation politique en marche
La coalition dénonce ce qu’elle qualifie de « tentative de coup d’État parlementaire » et annonce avoir recours au Conseil constitutionnel pour faire valoir ses arguments. Plusieurs partis politiques se joignent à cette initiative, renforçant ainsi la pression sur les institutions.
Le FDR met en avant que les modifications récentes du règlement intérieur de l’Assemblée nationale ne peuvent, selon elle, primer sur les textes constitutionnels et législatifs en vigueur. Pour la coalition, le retour d’Ousmane Sonko à l’Assemblée nationale constitue une atteinte directe à la légalité.
En conclusion, le FDR appelle à la mobilisation des forces vives du pays pour défendre l’État de droit et garantir le respect des institutions républicaines. La coalition exige que l’acte illégal soit annulé et que le Premier ministre soit exclu de l’hémicycle.
Cette prise de position survient alors que le débat autour du statut parlementaire d’Ousmane Sonko continue de diviser la classe politique sénégalaise, alimentant les tensions au sein de l’échiquier institutionnel.