Diplomatie : l’union européenne expulsée du Burkina Faso
Les relations entre Ouagadougou et Bruxelles viennent de franchir un nouveau cap dans leur dégradation. Deux représentants de l’Union européenne en poste au Burkina Faso viennent d’être déclarés « persona non grata » par les autorités burkinabè. Une décision symbolique qui marque un tournant dans les échanges diplomatiques entre les deux parties.
Une expulsion sous 72 heures
Les deux diplomates européens, dont le chef de délégation adjoint en charge des questions politiques et de la presse, ainsi qu’un responsable de programme, disposent désormais d’un délai de trois jours pour quitter le territoire burkinabè. Cette mesure, prise par les autorités de transition au Burkina Faso, s’ajoute à une série de tensions récurrentes entre Ouagadougou et l’institution européenne.
Un contexte diplomatique explosif
Cette décision intervient dans un climat déjà fortement tendu. En juin 2026, le Parlement européen avait adopté une résolution dénonçant « la persistance de la répression de l’espace civique et des libertés fondamentales au Burkina Faso ». Une prise de position qui avait provoqué une vive réaction des autorités burkinabè, allant jusqu’à la convocation de l’ambassadeur de l’Union européenne à Ouagadougou afin de lui exprimer leur mécontentement.
Les relations entre le Burkina Faso et l’Union européenne, déjà fragilisées par des divergences politiques et sécuritaires, semblent désormais engagées dans une dynamique de rupture. Les prochains mois s’annoncent cruciaux pour l’avenir de la coopération entre les deux parties.