Diffamation au Sénégal : Mabouba Diagne attaque des médias en justice

Diffamation au Sénégal : le ministre Mabouba Diagne frappe fort contre plusieurs médias

Le ministre sénégalais de l’Agriculture, de la Souveraineté alimentaire et de l’Élevage, Mabouba Diagne, a choisi la voie judiciaire pour défendre son honneur. Il a déposé une plainte pour diffamation et diffusion de fausses informations contre plusieurs organes de presse, accusant ces derniers d’avoir publié des articles non étayés le reliant à des irrégularités dans un rapport de la Cour des comptes.

Portrait officiel de Mabouba Diagne, ministre sénégalais

Cette initiative juridique, enregistrée sous le numéro 8815 au parquet de Dakar, met en lumière les tensions persistantes entre les responsables politiques et les médias au Sénégal. Le procureur de la République a été saisi pour trancher sur la légitimité des accusations portées par le ministre.

Des irrégularités dans les articles visés

Selon le conseiller juridique de Mabouba Diagne, Me Khadim Kébé, les publications incriminées font référence à un rapport provisoire de la Cour des comptes de 2025. Ce document évoquerait des anomalies dans la gestion du matériel agricole subventionné, mais sans jamais nommer explicitement le ministre comme responsable ou complice.

Le ministre dénonce une manipulation médiatique : certains articles auraient associé sa personne aux irrégularités en utilisant des formulations ambiguës ou en illustrant leurs publications avec son image. Pourtant, les conventions liées à ce programme ont été signées avant son arrivée au ministère.

Une plainte basée sur des articles précis du Code pénal

Mabouba Diagne s’appuie sur les articles 255 et 258 du Code pénal sénégalais pour justifier sa démarche. Le premier sanctionne la diffamation, tandis que le second réprime la diffusion de fausses nouvelles. Pour lui, ces publications ont porté atteinte à sa réputation et à son intégrité professionnelle.

Dans sa requête, il demande que les auteurs de ces articles, ainsi que toute personne impliquée dans leur diffusion, soient tenus responsables des préjudices subis. Le ministre insiste sur l’absence de preuves tangibles liant son nom aux irrégularités évoquées.

Cette affaire soulève des questions cruciales sur l’équilibre entre liberté de la presse et responsabilité journalistique. Alors que certains y voient une tentative de museler la presse, d’autres estiment que les médias doivent rendre des comptes lorsqu’ils diffusent des informations non vérifiées.