Crise politique dans le football sénégalais à cause des primes de Faye
Bassirou Diomaye Faye, président du Sénégal, accueillant l’équipe nationale après la CAN à Dakar en janvier 2026

Il y a environ deux mois, la Fédération sénégalaise de football (FSF) affichait une unité remarquable après la décision de la Confédération africaine de football (CAF) de retirer le titre de champion d’Afrique aux Lions de la Teranga pour l’attribuer au Maroc. L’institution s’était alors ralliée derrière son président, Abdoulaye Fall, afin de déposer un recours devant le Tribunal arbitral du sport.

Des primes controversées au cœur des tensions

Les récentes déclarations sur les primes promises par le président Bassirou Diomaye Faye aux joueurs de l’équipe nationale ont ravivé les dissensions au sein des instances dirigeantes du football sénégalais. Ces annonces, bien que saluées par une partie des supporters, ont suscité un malaise persistant parmi les responsables fédéraux, mettant en lumière des désaccords profonds.

Certains cadres de la FSF estiment que ces primes exceptionnelles pourraient déséquilibrer le budget de la fédération et créer des inégalités entre les clubs. D’autres y voient une manœuvre politique visant à instrumentaliser le sport à des fins personnelles, loin des intérêts du football national.

Un climat de défiance généralisé

Les tensions autour de cette question illustrent une crise plus large au sein de la FSF. Plusieurs membres influents ont exprimé leur mécontentement, remettant en cause la légitimité des décisions prises sous l’impulsion du pouvoir politique. Les critiques se concentrent notamment sur le manque de transparence et la gestion opaque des fonds alloués au football.

Dans ce contexte, des voix s’élèvent pour réclamer une réforme en profondeur des instances dirigeantes, afin de restoring confiance et d’assurer une gouvernance plus saine et indépendante.

Les conséquences sur le football sénégalais

Les divisions actuelles risquent d’avoir des répercussions sur les performances des Lions de la Teranga. Une équipe soudée est essentielle pour viser de nouveaux succès continentaux et internationaux. Pourtant, les querelles internes pourraient fragiliser la cohésion du groupe et affaiblir sa compétitivité.

Les clubs locaux, déjà confrontés à des défis financiers, pourraient également pâtir de cette instabilité. Les sponsors et partenaires pourraient hésiter à investir dans un environnement aussi trouble, mettant en péril l’avenir du football sénégalais.