Crise politique au Sénégal : le président Faye limoge son Premier ministre Sonko

Le président sénégalais Bassirou Diomaye Faye a annoncé, par décret officiel, la fin des fonctions de son Premier ministre Ousmane Sonko, plongeant le pays dans une tension politique majeure. Cette décision brutale survient après des mois de tensions internes et de divergences profondes entre les deux hommes au sommet de l’État.

Quelques heures avant l’annonce, Ousmane Sonko avait exposé publiquement ses désaccords avec le chef de l’État devant le Parlement. Le Premier ministre sortant avait affirmé, avec force, sa volonté de prendre des décisions souveraines, revendiquant une autonomie qui a visiblement précipité sa chute. Figure emblématique de la jeunesse sénégalaise, Sonko avait été contraint de se retirer de la course à l’élection présidentielle de 2024, avant de soutenir la candidature de Bassirou Diomaye Faye, qui l’a finalement remplacé au pouvoir.

Cette crise institutionnelle marque un tournant dans la gestion des affaires politiques au Sénégal, où les luttes d’influence au sein de l’exécutif semblent atteindre un paroxysme. Les observateurs s’interrogent désormais sur les conséquences à court terme pour la stabilité du pays et la cohésion gouvernementale.

En États-Unis, une nouvelle règle administrative vient compliquer l’obtention de la carte verte. Désormais, les candidats à la résidence permanente devront retourner dans leur pays d’origine pour déposer leur demande. Cette mesure, annoncée par l’administration Trump, met fin à la possibilité de rester sur place pendant l’instruction du dossier, une procédure jusqu’alors courante pour les détenteurs de visas temporaires.

Cette décision est vivement critiquée, notamment par l’élu démocrate Chuy García, qui dénonce une mesure « absurde et cruelle ». Elle obligera des milliers d’immigrés légaux, y compris des conjoints de citoyens américains, à quitter leur foyer, leur travail et leur famille pendant des semaines, voire des mois, pour accomplir les démarches administratives. Une situation qui risque de surcharger les consulats et de créer des retards importants dans le traitement des dossiers.

Aux États-Unis, Tulsi Gabbard, à la tête de la Direction nationale du Renseignement (DNI), a annoncé sa démission, effective au 30 juin. Dans un communiqué, elle a justifié sa décision par la nécessité de soutenir son époux, atteint d’un cancer rare des os. Son départ marque la fin d’un mandat agité à la tête des 18 agences de renseignement américaines.

Pendant son passage à ce poste stratégique, Gabbard a été marginalisée par la Maison-Blanche sur des dossiers sensibles, comme les opérations militaires en Iran et au Venezuela. Son profil, connu pour une approche plus mesurée de la politique étrangère, avait suscité des tensions avec l’administration en place. Son successeur n’a pas encore été désigné, laissant planer une incertitude sur la direction future des services de renseignement américains.

En Europe, l’Union européenne et le Mexique ont officialisé le renforcement de leur accord commercial, en vigueur depuis 2000. Cette révision ambitieuse vise à éliminer les droits de douane sur la majorité des exportations alimentaires mexicaines vers l’UE, tout en renforçant la coopération dans des domaines clés comme la sécurité, la migration, les énergies propres et le commerce numérique.

Dans un contexte marqué par une montée des mesures protectionnistes, ce partenariat envoie un signal fort de soutien au libre-échange. Les deux blocs ont souligné leur volonté de maintenir des échanges commerciaux ouverts et dynamiques, malgré les tensions géopolitiques actuelles. La présidente mexicaine Claudia Sheinbaum, la présidente de la Commission européenne Ursula von der Leyen et le président du Conseil européen António Costa ont salué cette avancée, qualifiée de « symbole de résilience économique ».

En Espagne, un nouveau cas d’hantavirus a été confirmé chez un membre d’équipage du navire de croisière MV Hondius. La personne infectée avait débarqué à Tenerife avant d’être transférée aux Pays-Bas, portant le nombre total d’infections à douze. Aucun nouveau décès n’a été enregistré depuis le 2 mai, date à laquelle l’épidémie avait été signalée pour la première fois à l’Organisation mondiale de la Santé (OMS).

Le bilan reste donc stable, avec trois décès confirmés depuis le début de l’épidémie. Les autorités sanitaires européennes et internationales surveillent de près la situation, tandis que des protocoles renforcés sont mis en place pour éviter toute propagation supplémentaire. Les passagers et membres d’équipage des navires concernés sont invités à respecter les mesures de précaution et à signaler tout symptôme suspect.