Les partenaires internationaux ont répondu massivement à l’appel de la Côte d’Ivoire. Le ministre du Plan a révélé que les engagements financiers pour le Plan national de développement (PND) s’élèvent à plus de 80 milliards de dollars, soit quatre fois le montant initialement prévu. Cette annonce a été faite lors d’une conférence de presse tenue à Abidjan.
L’attractivité économique de la Côte d’Ivoire ne cesse de se confirmer. Le pays affiche une croissance moyenne de 6,5% sur les dernières années, l’une des plus dynamiques de la sous-région. Cette performance s’inscrit dans un contexte de stabilité politique retrouvée après une décennie de tensions au début des années 2000.
Un forum réunissant des centaines d’investisseurs publics et privés s’est tenu les 12 et 13 juin à Abidjan. L’objectif ? Financer le PND qui inclut des projets ambitieux : renforcement de la sécurité, modernisation du secteur agricole (qui représente 20% du PIB), soutien à la création d’entreprises locales appelées à devenir des « champions nationaux », ainsi que le développement d’infrastructures majeures comme un futur TGV.
Des financements internationaux bien au-delà des attentes
Le gouvernement ivoirien tablait sur un financement public d’environ 20 milliards de dollars. Contre toute attente, les partenaires au développement ont promis plus de 80 milliards de dollars, soit quatre fois l’objectif initial. Cette annonce a été saluée par le ministre Souleymane Diarrassouba, qui y voit la preuve que « tous nos indicateurs sont au vert ».
Parmi les principaux bailleurs de fonds figurent la Banque mondiale, la Banque africaine de développement (BAD) et l’Union européenne. Le ministre a également souligné que plus de 70% des financements devraient provenir du secteur privé, soit un apport de plus de 147 milliards de dollars.
Le coût total du PND est estimé à 209 milliards de dollars, avec une participation active de l’État ivoirien. Cette dynamique s’inscrit dans la continuité d’une série de succès financiers récents, comme la levée de 1,3 milliard de dollars sur les marchés internationaux en février, à un taux d’intérêt particulièrement avantageux pour un pays émergent.
En juin, le Fonds monétaire international (FMI) a également annoncé un décaissement de près de 833 millions de dollars dans le cadre de plusieurs programmes d’aide. Le FMI a qualifié l’économie ivoirienne de « résiliente », tout en prévoyant un léger ralentissement de la croissance à 6% en 2026 (contre 6,5% en 2025) et une inflation en hausse à 3,3% cette année.
Longtemps dépendante de l’agriculture, l’économie ivoirienne diversifie désormais ses secteurs avec des découvertes minières, gazières et pétrolières. Une transition stratégique pour soutenir son développement et renforcer sa position sur la scène économique africaine.
