Comment l’instabilité d’avril a renforcé l’autorité d’assimi goïta au Mali
Assimi Goïta lors des obsèques de Sadio Camara à Bamako en avril 2026

Le 25 avril 2026, Bamako a été le théâtre d’une série d’attaques qui ont ébranlé la stabilité du Mali. Ces événements, bien plus qu’une simple crise sécuritaire, ont offert au colonel Assimi Goïta l’opportunité de renforcer son emprise sur le pouvoir. En quelques semaines, la réplique des autorités maliennes a surpris plus d’un observateur.

une réaction immédiate et décisive

Dès les premières heures suivant les attaques, Assimi Goïta a pris les devants. Le chef de la junte a rapidement mobilisé les forces armées et ordonné une riposte ciblée contre les groupes responsables. Cette réactivité a été saluée par une partie de la population, qui y a vu une preuve de leadership dans un contexte d’incertitude.

  • Renforcement des mesures sécuritaires : Des patrouilles militaires ont été déployées dans les zones sensibles de la capitale. Les points stratégiques, comme les bâtiments gouvernementaux, ont été placés sous haute surveillance.
  • Communication stratégique : Le colonel a multiplié les prises de parole pour rassurer les Maliens et affirmer sa détermination à rétablir l’ordre.
  • Restructuration des alliances : Des contacts ont été établis avec les partenaires internationaux pour sécuriser un soutien logistique et financier.

un contexte politique propice à l’affirmation du pouvoir

Les attaques du 25 avril sont intervenues à un moment où la junte malienne cherchait à consolider sa légitimité. Assimi Goïta, déjà perçu comme un homme fort, a su tirer parti de cette crise pour marginaliser ses adversaires et renforcer son contrôle sur les institutions.

Les mois précédents avaient été marqués par des tensions internes au sein du gouvernement de transition. Les divisions entre civils et militaires semblaient menacer la cohésion du pouvoir. Pourtant, face à l’urgence sécuritaire, ces clivages se sont estompés, permettant au colonel de s’imposer comme un pilier indispensable.

une stratégie en trois volets pour sécuriser son assise

Pour pérenniser son influence, Assimi Goïta a adopté une approche multidimensionnelle. Trois axes principaux ont guidé ses actions depuis les attaques d’avril.

1. consolidation de l’autorité militaire

Le chef de l’État a veillé à ce que les forces armées lui restent fidèles. Les promotions au sein de l’armée ont été accélérées pour récompenser les officiers loyaux. Parallèlement, les purges dans les rangs ont permis d’écarter les éléments jugés peu fiables.

2. renforcement des liens avec la communauté internationale

Malgré les critiques sur les transitions politiques en Afrique de l’Ouest, Assimi Goïta a su maintenir des relations diplomatiques solides. Les partenaires étrangers, bien que parfois réticents, ont maintenu leur soutien en raison de la menace terroriste qui pèse sur le Sahel.

3. exploitation des divisions chez les groupes armés

Les attaques d’avril ont révélé des failles au sein des mouvements jihadistes. En exploitant ces dissensions, le gouvernement malien a pu affaiblir certains groupes tout en renforçant sa position dans les négociations futures.

Les observateurs s’interrogent désormais sur la suite des événements. Certains estiment que Assimi Goïta pourrait profiter de cette dynamique pour prolonger son mandat au-delà de la période de transition initialement prévue. D’autres craignent que cette concentration de pouvoir ne fragilise davantage la démocratie malienne.

Une chose est sûre : depuis le 25 avril, l’équilibre des forces au Mali a profondément changé. Et Assimi Goïta en est le principal bénéficiaire.