Cameroun : un industriel coréen prêt à investir dans le cacao et l’industrie

Le ministre du Commerce du Cameroun, Luc Magloire Mbarga Atangana, avait engagé en novembre 2024 des discussions avec plusieurs grands noms de l’industrie chocolatière mondiale. Parmi eux, le Dr Hae-Jung Jung, un industriel sud-coréen de premier plan, a répondu favorablement à l’invitation.

Ce dernier s’est rendu au Cameroun pour une visite de travail, avec une réunion tenue le 5 juin 2026 dans les bureaux du ministre. Cette rencontre a permis d’aborder les perspectives de collaboration.

Le Dr Jung a dépassé les attentes initiales. Alors que le ministre cherchait à mieux valoriser les fèves camerounaises sur les marchés émergents, l’industriel a proposé d’acheter jusqu’à la moitié de la production nationale, estimée à 300 000 tonnes. Des analyses en laboratoire ont confirmé la qualité exceptionnelle du cacao du Cameroun, justifiant cet intérêt.

Au-delà de l’achat de cacao, le Dr Jung envisage des investissements profonds dans l’économie camerounaise. Il cherche des terrains de 100 hectares pour y implanter des parcs industriels utilisant les technologies de pointe coréennes, comme il l’a déjà fait au Nigeria, au Ghana, en Angola et en Guinée.

Parmi les projets concrets figure la délocalisation d’une usine de vaisselle en mélamine et porcelaine, ainsi que d’ustensiles de cuisine. L’industriel a également manifesté son intérêt pour le secteur social, notamment la santé. Cette initiative s’inscrit dans une stratégie africaine déjà éprouvée.

Le ministre a salué cette visite prometteuse, qui pourrait soutenir la politique d’import-substitution voulue par le président Paul Biya. Il a mis en avant les atouts du Cameroun : stabilité institutionnelle, richesses naturelles et jeunesse dynamique. Les deux parties ont convenu d’accélérer la mise en œuvre des projets.

Le profil solide du Dr Jung, ses références internationales et la sincérité de sa démarche, après plus d’un an de réflexion depuis l’invitation, laissent entrevoir des investissements conséquents pour l’économie camerounaise.

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