pour le Cameroun, une revue conjointe entre le gouvernement et la Banque africaine de développement (BAD) a mis en lumière un risque financier de premier ordre. Sept opérations sont désormais éligibles à une annulation pour une somme de 292 milliards de FCFA.
Les causes du blocage
La cause de ce risque tient moins à la disponibilité des ressources qu’à la lenteur des procédures internes qui bloquent la mise en œuvre des projets. Les financements concernés sont liés à des prêts et à des dons validés par la BAD, mais dont les accords n’ont pas été signés dans les délais fixés.
Un projet écrasant
Le programme de désenclavement et de connectivité des bassins économiques transfrontaliers, qui doit financer l’aménagement de la route Ngoura-Yokadouma dans l’Est du pays, mobilise à lui seul 207 milliards de FCFA. Cette opération concentre plus de 71 % du montant exposé au risque d’annulation.
Un cycle d’exécution lent
Les données présentées lors de la revue dessinent un tableau préoccupant. Le délai moyen entre l’approbation d’un financement et la signature de l’accord s’établit à douze mois, contre un standard de trois mois fixé par la BAD. Il faut ensuite compter seize mois en moyenne pour l’entrée en vigueur, contre cinq mois attendus.
Une réflexion sur le futur
Le ministre de l’Économie, de la Planification et de l’Aménagement du territoire, Alamine Ousmane Mey, a reconnu la portée du diagnostic. Il a pointé la préparation insuffisante des projets, les délais de passation des marchés publics, la faiblesse de certaines unités de gestion et la mobilisation tardive des fonds de contrepartie.
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